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La mission du Kouy-tcheou » comprend toute la province de ce nom.
Cette province, bornée au nord par le Su-tchuen, à l'est par le Hounan et le Hou-pé, au sud par le Kouang-si, à l'ouest par le Yunnan, s'étend de 24« 10' à 29° de latitude nord, et de 101° 20' à 106° 35' de longitude est. Elle aune superficie de 174 000* kilomètres carrés, soit presque le tiers de celle de la France'. ^ • ^
Ce pays n'a pas toujours porté le nom de Kouy-tcheou, terre pré-
* Nous gardons l'orthographe employée par les missionnaires ; d'autres écrivent Koei-tcheou. .; ,-;■■ ■ :/■:'■;->:.■- ;A^ >■'■■ :^V-;;; .^"rv;■.V■■■■.-^ /:'
^ Géographie de l'Empire chinois par Richard, p. 183. Quelques auteurs donnent 172 900.
3 On trouve des descriptions de la province du Kouy-tcheou dans : 1° Description géographique, historique, chronologique et physique de l'Empire de la Chine et de la Tartarie chinoise, par le P. J. B. du Halde S. J. La Haye, chez Henry Scheurleer MDCCXXXVI, vol. 1«'', p. 253 à p. 256. — 2» De la Chine ou description générale de cet empire rédigée d'après les mémoires de la mission de Pékin, 3" édit. par l'abbé Grosier, bibliothécaire de S. A. R. Monsieur, et administrateur de sa bibliothèque à l'Arsenal. Paris, Pillet, imprimeur-libraire, rue Christine, n® 5, vol. i^"", p. 230 à 239. — ^° Novus Atlas sinénsis a Martino Martinio Soc. Jes. descriptus et Serenissimo Archiduci Leopoldo Guilielmo Austtiaco dedicatus ; grand in-folio,' 1655, p. 159 à p. 164. — 4" Atlas général de la Chine, in-fol. Paris, Moutard, imprimeur-libraire de la Reine. MDCCLXX : Notice sur le Kouy-tcheou. — 5"» Annales de la Propagation de la Foi, vol. 31, p. 134. Lettre de M. Perny, du 17 juin 1857. — 6° Fie de Msr Faurie, membre de la Société des Missions-Etrangères, Vicaire apostolique du Kouy-tcheou, par l'abbé J. H. Castaing; un vol. in-8*>, 1884. Paris, Lecoffre, 82, rue Bonaparte, p. 90. — 7° La mission Lyonnaise d'explo-
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INTRODUCTION
cieuse ; il est désigné par les anciens historiens et géographes chinois sous la dénomination vague de « région au sud de Lang-tcheou ' et à l'ouest de Hin-tcheou* ». Quand la principauté de Tchou, du Hou-kouang, y étendit sa domination, on l'appela Ou-kien tchongti, terre centrale invisible ; ce nom fut changé, en celui de Kang-ko, amarres, après la conquête de cette contrée par le général Tchoang-kiao ; au commencement de l'ère chrétienne, sous la dynastie des Han, le Kouy-icheou ayant été donné, paraîtil, en fief à un chef Lolo, Lo Tsi-ho, fut appelé Koui-tchou, terre du diable ; son chef se nomma « grand diable » et le peuple « petit diable ». C'est seulement en 1383, la 15^ an-née. de l'empereur Hong-ou, chef de la dynastie des Ming, que le pays reçut le nom de Kouy-tcheou ^
La constitution géologique n'a pas encore été très étudiée ; cependant, on peut dire en général que le pays est un vaste plateau de terrains primaires, recouvert de couches de terrains secondaires plus ou moins fouillés, laissant voir parfois les terrains primaires.
ration commerciale en Chine, 1895-1 891 j un vol. in-4o, 1898. Lyon, A. Rey et Ci«, imprimeurs-éditeurs, 4, rue Gentil. Première partie, pp. 93-96, 332-334, 345-373. Deuxième partie, pp. 207-230, 294-299. — 8° Géographie de l'Empire chinois par L. Richard, S. J. 1 vol. 564 p. tab. et err. XXII. Chang-haï, imprimerie de la mission catholique à l'orphelinat de Tou-se-we, 1905.
Les premiers Européens qui firent la c^rte du Kouy-tcheou furent deux Jésuites : le P. Fridelli, un allemand, et le P. Jean-Baptiste Régis, né à Bourg d'Istres en Provence, le 29 janvier 1664, mort à Pékin le 24 novembre 1738. Ils achevèrent leur travail en 1716. Voir : Description géographique etc., par du Halde, vol. L Préface p. XLIII ; Bibliothèque universelle et nouveaux mélanges asiatiques ^ vol. II, pp. 235-239, article d'Abel Rémusat. Ces travaux géographiques, très beaux pour l'époque, ne sont, en ce qui concerne le Kouy-tcheou, guère exacts que pour les points les plus importants. Depuis lors, il y a eu de nouvelles villes fondées, quelques-unes dès anciennes cités ont disparu ; il n'y a plus de Sen-miao-tse ou Miao-tse indépendants; le cours des fleuves et des rivières demande à être rectifié. C'est un travail considérable à entreprendre, que des hommes habitués aux levé s topographiques et aux calculs de la triangulation peuvent seuls faire. Grâce aux renseignements et aux modestes croquis fournis par les missionnaires actuels et par de rares voyageurs, les cartes du Kouy-tcheou présentent quelques améliorations ; cependant, elles sont encore loin, non seulement de la perfection, mais d'une exactitude approximative.
1 Province du Su-tchuen.
' Province du Hou-nan.
' L'empereur, outré de la résistance des habitants, atu*ait donné ce nom à la province par dépit et moquerie et non pour d'autres motifs.