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VOIES DE COMMUNICATION

La pierre calcaire y domine, recouverte çà et là de bassins d'alluvions récentes, ou percée par des épanchements de porphyre et de granité. Le schiste et le grès rouge s'y rencontrent fréquemment.

Le relief de cette contrée est très mouvementé; du côté de Touest, sur la surface d'un plateau, dont l'altitude varie de 1000 à 1500 mètres, des pitons calcaires, en forme de pains de sucre, se dressent de toutes parts ; les uns sont groupés plus ou moins capricieusement, d'autres apparaissent solitair.es, d'autres enfin dessinent des arènes.

La plus haute montagne, celle de Lao-ouan, se trouve à l'ouest de la ville de Lang-tai. . ^ '::/■:■;■■.:':■- 'y-:;: r-:-y/

Dans le nord, les passes des montagnes sont ordinairement à 1000 mètres et les plus élevées paraissent être dans la sous-préfecture de Jen-hoai. Dans le centre, au-delà de Koui-tin, une chaîne, allant du nord au sud, présente des cimes de 1400 mètres d'altitude et un col à la hauteur de 1280 mètres.

Ces montagnes offrent parfois des grottes * d'une élévation et d'une profondeur qui ne manqueraient pas d'attirerlles savants et les curieux, si les Chinois avaient nos instincts scientifiques. Les fouilles que l'on fait de temps à autre dans ces grottes, pour en extraire des minéraux, qui entrent dans la médecine chinoise, tel que le cinabre, ont amené la découverte de certains fossiles d'une grandeur remarquable, mais que malheureusemei^t personne ne s'est inquiété de conserver.

"De nombreuses vallées, principalement vers le sud, tantôt longues, tantôt courtes, presque toujours étroites, quelquefois des cirques sont emprisonnés entre ces montagnes. La seule plaine importante de la province s'étend au sud de Kouy-yang, vers Tin-fan, elle a 60 à 70 kilomètres de longueur et près de 6 kilomètres de largeur. Les autres plaines sont celles de Gan-chouen, de Gan-pin, de Lang-tai et vers le nord celle de Tong-tse.

Excepté dans les vallées et dans les plaines bien cultivées et par-

1 M. Bouchard, missionnaire au Coimbatour en 1853 et au Kouy-tcheou en 1856, recueillait les pierres les plus curieuses qu'il trouvait dans ces grottes, puis il les étiquetait et les classait, formant ainsi l'embryon d'un musée de géologie. En 1884 survint le pillage de sa résidence, et le fruit de ses recherches fut perdu.

On parle de grottes ornées de stalactites affectant toutes les formes : colonnettes, tuyaux d'orgue, pilastres, corniches, fésftons et feuillages, grandes herbes tombantes, et, ce que l'on admire par dessus tbut, de lourdes draperies qui paraissent retenues par des boucles d'orfèvrerie et de pierres précieuses.

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INTRODUCTION

semées d'arbres fruitiers , l'aspect du pays est plutôt dénudé. Jadis couronnées de forêts, les montagnes de l'ouest n'ont plus sur leurs sommets qu'un tapis d'herbe c6ùr1e, des pierres, des blocs .énormes ou du calcaire qui, de loin, sous les rayons du soleil, produit l'effet d une légère couche de neige. Dans le nord, le nord-est et le sud-est on rencontre encore quelques forêts, des bois toujours Verts, de hautes fougères dont la vue repose le voyageur.

Si l'on examine ïe système hydrographique du Kouy-tcheou, on distingue deux bassins, celui du nord et celui du sud; le partage des eaux se trouve entre le 26*^ et le 27® degré de latitude.

Au nord, le cours d'eau principal est : le Ou-kiang* ou Kiang-kiang, affluent du Yang-tse-kiang ; il traverse la province presque dans toute sa longueur, du sud-ouest au nord-est, il coule dans des gorges profondes descendant à 700 mètres. Les jonques qui peuvent transporter jusqu'à 20 tonnes le remontent jusqu'à Se-lan, au moment des grandes eaux. A une autre époque, des barques dé tonnage moins fort peuvent seules avoir accès au delà de Se-lan. Le Ou se jette dans le Yang-tse, près de Fou-tcheou (Su-tchuen).

Quelques autres rivières, dont les deux principales sont le Chechoui-ho ou Ho-kiang et le Mi-kiang, appartiennent également au bassin du Yang-tse et sillonnent les vallées du nord. La première, navigable jusqu'à Ta-pin-tou, non loin de Jen-hoai tin, sert, dans la haute parHe de son cours, de limite entre le Su-tchuen et le Kouytcheou.

A Test, le Yuen-kiang, dont les rapides sont nombreux, est navigable jusqu'à Tchen-yuen fou pour de petites jonques, et audelà, en temps de crue, pour les petites barques; il se jette dans le lac Tong-tin et permet ainsi de communiquer avec le fleuve Bleu.

Le bassin du Si-kiang, qui coinmence- au-dessus de Lang-tai, ne compte que des rivières assez faibles, au moins dans la partie du Kouy-tcheou qu'elles arrosent. La plus importante est le Pe-pankiang ou Hoa-kiang, l'affluent le plus considérable du Nan-pankiang ou Hong-choui-kiang, qui sépare pendant un certain espace le Kouy-tcheou du Kouang-si. Le Lieou-kiang est navigable à partir de San-kio sur les frontières du Kouang-si. En résumé le Kouytcheou n'a qu'un système hydrographique élémentaire.

* On a pris l'habitude en français de désigner les fleuves à la manière des Chinois qui mettent d'abord le nom du fleuve et ensuite le mot kiang qui signifie fleuve.

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