‹ Histoire des missions de Chine [microform]Chapitre 5 sur 56 · VOIES DE COMMUNICATION · texte numérisé non relu

VOIES DE COMMUNICATION

sieurs- de ceux qui en possèdent ; l'arbre à cire blanche, appelé pe-lachou ; le tsiou ou f5<?-mo?/, très apprécié pour la construction ; l'arbre à vernis ou abrasin, dont l'huile précieuse fait l'objet d'un commerce important, surtout à Tong-tse, à Tchen-gan, à Se-lan, et à Tchen^ yuen ; les arbres de cette dernière espèce, ordinairement plantés en bordure des rizières, sur les versants des collines, croissent mieux dans les terrains accidentés. Il s'en trouve une grande quan-. tité au nord du Ou-kiang, eutour de Tong-tse. C'est à l'abrasin [tong-tse-chou^ en chinois) que, selon certains auteurs, cette souspréfecture devrait son nom. ^ .^^^^^^ (

Une faut pas oublier le chêne dont les feuilles servent à nourrir les vers à soie ; on le trouve principalement dans la région de Tsen-y, mais on a soin de le tailler tous les- 7 ou 8 ans. Citons encore le yeou-tsao-tse, dont le fruit s'emploie en guise de savon, le jujubier, le tong-tsao, arbrisseau avec lequel on fabrique un papier délicat, appelé papier moelle de sureau. - , j

En 1860 on planta trois oliviers rapportés par M. Perny de la propriété de M. Mihières à Simiane (Bouches-du-Rhône) ; un de ces jeunes arbres fut volé pendant la nuit ; les deux autres grandirent, mais ne donnèrent pas de fruits.

Ce sont les minéraux qui font du Kouy-tcheou une province de ressources.

La région de Jen-hoai et celle de Ou-tchoan, au nord-est, possèdent des mines d'argent ; celles de Tchen-lin, de Tong-tchang-h o (près de Ouei-lin) et de Long-hai-tse (près de Choui-tchen) ont des mines de cuivre'. Le territoire de Jen-hoai, celui de Ou-tchoan, le district de Tsin-ki au sud de Tchen-yuen, et Tse-tchong près de Koanin-chan, sont riches en fer. Tcha-tse-chang, près Ma-kou-ho, fournit du zinc et du plomb argentifère ; Ma-lou-kio du zinc et de la houille. Cette dernière se trouve aussi dans les mines de Tin-se-kai et de Maopi, près du village de ce nom, dans celle de Tchen-lin près de la ville de ce nom, et de Choui-tang-pou^ Il y a du plomb à Long-kai-tse, à Lou-tse-chang, non loin de Ouei-lin ; du mercure à Pe-ma-tong, au

1 II serait facile d'en citer d'autres. Les gisements du Kouy-tcheou sont assez considérables pour suffire à la fabrication de la menue monnaie dont on se serf en Chine.

' Des mines de houille inexplorées existent à Tchou-tchang près de Tsetchang, à Se-li-chou près de Gai-kia-pin, à Pou-tao-tsin, à Tchang-houi-po, à Chouipo-hio, à Mà^ou-ho, à He-tang, à Long-tchang.

INTRODUCTION

nord-est de Gha-tso,dans le district de Kai tcheou, à Lan-mou-tchang, entre Hin-y fou et Mou-you-se' près de la frontière du Kouang-si et au nord-est, près de Ou-tchoan ; à Pe-ma-tong, deux mines de mercure seulement sont en exploitation. 11 n'y a peut-être pas de pays où les gisements de mercure soient aussi abondants et aussi beaux qu'au Kouy-tcheou ; mais dans beaucoup de mines, et non des moindres, les galeries sont inondées et les ouvriers sont impuissants à les remettre en état*. Et que d'autres richesses restent ainsi dans les entrailles de la terre ! Beaucoup de mines d'argent, d'étain, de plomb et de houille attendent encore qu'on les exploite.

Le soufre et le nitre sont très communs ; on les tire généralement des nombreuses grottes qui sont dans les montagnes. Aussi la poudre est-elle à bon marché et l'on en fait une consommation prodigieuse, moins sur les champs de bataille, que pour la fabrication des pétards et des feux d'artifice.

Comme dans une grande partie de la Chine, les marbres ne sont pas très rares, il y en a de fort beaux; on remarque le pierre yu à laquelle les Chinois attribuent cinq qualités : dureté, pesanteur, couleur, grain, son ; on dit que l'acier le mieux trempé glisse impuissant sur sa surface.

Les eaux minérales sont nombreuses ; les plus renommées sont celles de Che-lsien que fréquentent des centaines ou plus exactement des milliers de baigneurs, mais nous croyons qu'aucune de ces sources n'a jamais été analysée.

La faune du pays n'est guère connue ; au nombre des animaux sauvages on cite : le tigre, la panthère dont la peau est fort belle, l'ours, le sanglier, le loup, le renard, le singe, le musc -^ le porcépic. Parmi les animaux domestiques, indiquons : le bœuf, le buffle, le porc dont la chair est très estimée, le cheval petit, vif et robuste, le mulet, l'âne, le mouton, la chèvre au poil court, le chien, le chat, etc.. Il y a des canards sauvages, des faisans ; de nombreux oiseaux : passereaux, corbeaux noirs et à collier blanc, milans etc.

La province n'a pas d'autres industries que la fabrication du papier

* En certains endroits, il y a des mines de mercure à fleur de terre ; c'est un argile jaunâtre qu'on lave, mais ces mines sont peu productives.

2 Le musc que donne l'animal est généralement de qualité inférieure.

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VILLES

POPULATION — LANGAGE

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dont nous avons déjà parlé* et le tissage d'étoffes en soie écrue, assez estimées. Confectionnées en pièces de 20™ SO sur 5™ 32 (en pieds chinois, 58 sur 15), ces étoffes sont expédiées par eau dans le Chansi, le Chen-si et jusqu'à Pékin. ^^^^^:^^^^- ; ; ,^

Le Kouy-tcheou exporte surtout l'opium, les huiles végétales, l'indigo et le camphre ; sa principale marchandise d'importation est le sel, qui lui arrive ordinairement du Su-tchuen. ;

En dehors des fleuves qui servent surtout pour les relations en dehors de la province, le Kouy-tcheou ne possède, comme presque toute la Chine d'ailleurs, que des voies de communication peu nombreuses et fort mal entretenues.

Les principales routes en partant de la capitale sont : 1" celles de Tchong-kin (Su-tchuen) qui passe par Tsen-y et Tong-tse ;

2*' Celle de Pi-tsié qui se continue au nord vers le Su-tchuen, à l'ouest vers le Bas Yun-nan ;

3° Celle du Haut Yun-nan qui passe par Gan-chouen et qui, ensuite, se divise en plusieurs branches, dont une, la route impériale par Lang-tai et une autre par Hin-y fou.

4" et 5" Celles du Kouang-si et du Hou-nan qui bifurquent à Koui-tin ; la première descend vers Tou-yun, et la seconde monte vers Tchen-yuen et Se-tcheou.

^ ; ^ VILLES. -^ POPULATION. — LANGAGE

Le Kouy4cheou compte 13 villes de premier ordre, environ 50 de second et de troisième ordres, toutes munies de remparts forts ou faibles, et ayant des mandarins civils et militaires.

11 y a aussi une vingtaine d'autres petites villes murées, où réside un mandarin militaire et parfois un mandarin civil, tous les deux de grade inférieur*

Voici les noms de ces villes par ordre de préfectures^ :

Kouy-yang fou;

(KOUY-TCHOU HIEN).

Kai tcheou.

Si«^ou-ouen hien.

Long-1) hien. v

Koui-tin hien.

Tin-fan Icheou.

Koang-chouen tcheou.

Tchang-lchai.

Lo-fou tcheou.

Ta-tang tcheou.

Tsin-gai.

1 Le meilleur papier de la province se fabrique à Gang-koui.

2 A. M.-E., Yo\. 546, p. 1064.

(t Du temps de l'empereur Kang-hi, lorsque les Jésuites firent la carte de Chine, la sous-préfecture de Jen-hoai hien n'existait pas encore. Son vaste territoire était

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INTRODUCTION

Se-tcheou fou.

Tsin-ki bien.

Yu-pin bien.

Se-lan fou.

Gan-hoa bien.

Yn-kiang bien.

Ou-tcboan bien.

Tchen-yuen fou.

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