‹ Histoire des moeurs et de l'instinct des animaux. Avec les distributions méthodiques et naturelles de toutes leurs classes. Cours fait a l'Athénée Royal de ParisChapitre 13 sur 50 · I. Vers intestinaux · texte numérisé non relu

I. Vers intestinaux

IÀscidiens , renfermés sous f ç . > . .

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Animaux radié, ou un r.yon.$EchiDoderme'partant d'on centr ■ • } Hydr.. pol>T«.

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^ Microscopiques I Infusoires.

i.® Les zoophytes ont un tissu organique pulpeux et trèsmou, plus ou moins diaphane ; on n’y aperçoit aucune fibre musculaire, quoiqu’il soit très-contractile en tout sens. Son caractère fondamental consiste dans l’extrême division des molécules nerveuses comme fondues dans lachairde ces animaux; il n’y a donc point , à proprement parler, de système nerveux parmi eux (c’est pourquoi le professeur Lamarck les nomme apathiques ) , si ce n’est en quelques échinodermes et radiaires où il semble exister quelques rayons nerveux peu apparens.. Chaque portion du corps ayant sa molécule nerveuse et sa vitalité particulière, il n’y a point de centre commun; c’est pourquoi ces animaux, divisés et mutilés , se régénèrent ou se complettent facilement. Chez eux la génération n’est , en effet, qu’une simple bouture, une sorte de bourgeon ou de gemme qui se sépare de la tige maternelle , quelquesuns produisent aussi des ovules ou sortes d’œufs; ainsi les zoophytes n’ont aucun sexe , et ressemblent aux végétaux tfgames. La bouche est placée au centre de l’animal, souvent

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entourée d’espèces de bras non articulés, formant une sorte de rayonnement comme chez les fleurs des végétaux ; quelquefois il existe plusieurs bouches et divers suçoirs. Divers genres n’ont qu’un seul orifice pour recevoir leur nourriture et rejeter les excrémens; nuis viscères, excepté quelques cæcums en diverses espèces ; point de cœur ni de vaisseaux artériels ou veineux; ainsi, nulle circulation véritable, nul organe visible de respiration ; tous sont aquatiques , et l’eau paraît être la seule humeur qui parcourt leur économie. Ce sont donc les cryptogames du règne animal. Plusieurs simulent des formes végétales dans les tiges pierreuses ou cornées des coraux et des cératophytes, ou forment des madrépores, des éponges ; d’autres sont enveloppés d’une croûte calcaire, comme les étoiles de mer, les oursins; d’autres sont nus comme les anémones de mer, les méduses, etc. Le seul sens du toucher, et peut-être le goût, font agir ces animaux.

2.0 Les invertébrés présentent une plus grande complication d’ûrganes. Leur caractère principal consiste dans la présence d’un système nerveux s’étendant, surtout, dans la cavité intestinale, par de nombreuses ramifications. Dans toutes les espèces , les troncs nerveux entourent l’œsophage , passent sous le ventre et sont pourvus d’un grand nombre de ganglions qui fournissent des branches à divers organes. Ce qu’on nomme cerveau chez ces animaux (désignés sous le nom de sensibles , par M. Lamarck) n’est qu’un ou plusieurs ganglions situés au-dessus de l’œsophage; mais la distribution des deux branches nerveuses sortant du collier œsophagien , pour se distribuer dans le corps, donne lieu aux deux divisions des animaux mollusques et des articulés, établies par M. Cuvier.

Ce savant naturaliste remarque que , chez les mollusques , le système nerveux se compose de diverses masses ganglioniques éparses dans l’organisation, se rattachant par des filets nerveux; les principales de ces masses constituant une sorte de cerveau sur l’œsophage. Chez ccs mollusques, il n’y

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a point de squelette ; les muscles s’attachent à la peau , enveloppe universelle, molle, contractile, dans laquelle se produisent, en beaucoup d’espèces, des coquilles, des corps pierreux de carbonate calcaire , formés par exsudation et par concrétion superposée. Outre le sens du toucher, commun à tous les animaux, il y a celui du goût, quelquefois la vue; mais l’ouïe ne se remarque que parmi les céphalopodes. Tous ont les systèmes de digestion et de sécrétion assez compliqués; ils ont un foie, un système complet de circulation d’une humeur ou sanie blanchâtre tenant lieu de sang; la respiration s’opère par des branchies aquatiques ou aeriennes; telles sont les familles des céphalopodes ( sèches et poulpes), des ptéropodes, des gastéropodes, des acéphales, des brachiopodes et des cirrhopodes. Les organes sexuels sont parfois réunis.

Chez les animaux articulés , ( tels que les familles des crustacés, arachnides et autres aptères sans métamorphoses, puis les autres insectes à transformation et ayant des ailes, enfin les vers, ) le système nerveux consiste en un double cordon régnant de la tête à l’anus et le long du ventre , portant des nfeuds ou des ganglions d’espace en espace, correspondons aux divisions du corps de l’animal. Le premier ganglion sur l’œsophage, tient lieu de cerveau, sans être volumineux. Tous ces animaux ont des segmens ou des plis annulaires à leur corps alongé, plus ou moins cylindrique. Leur peau, plus ou moins solide, devient en diverses familles , cornée et même pierreuse ; les muscles s’y attachent intérieurement. La plupart ont des membres articulés, même en fort grand nombre , de pattes , d’ailes , de pinces , de palpes , etc. D’autres en manquent. Plusieurs dé ces animaux ont des vaisseaux fermés; les crustacés ont un cœur, des branchies; d’autres se nourrissent , selon M. Cuvier, par simple imbibition; les insectes à métamorphoses ont des trachées ou vaisseaux aériens dispersés partout le corps. On ne trouve l’ouïe que parmi les crustacés; le goût est universel, et la vue existe partout, excepté chez les vers; quand il y a des mâchoires,

elles jouent toujours latéralement ; les organes sexuels sont ordinairement séparés.

3.° Les animaux vertébrés enfin comprennent tous ceux qui ont un système nerveux à ganglions, nommé sympathique pour les fonctions de la vie interne, ensuite un autre système nerveux symétrique , dont le principal tronc est renfermé dans le crâne et la colonne épinière , et qui envoie des cordons pour les fonctions de la vie extérieure. Ce sont les animaux les plus parfaits de tous (nommés intelligens9 par M de La marck) ; ils ont cinq sens, et la tête n'en a jamais moins de *. quatre chez eux ; on leur trouve un cœur, un sang rouge, un foie , des poumons pour les espèces vivant à l’air , et des branchies pour les races aquatiques ; des organes de génération toujours séparés en deux sexes sur des individus différens. Une charpente osseuse articulée , symétrique , placée dans l’intérieur du corps, donne de la solidité aux diverses parties. Tels sont l’homme, les mammifères, les oiseaux, qui ont un sang chaud et qui respirent par un poumon celluleux ; puis les reptiles et les poissons qui ont un sang froid. La bouche , dans tous, a deux mâchoires horizontales ; il n’y a jamais plus de quatre membres quand ils existent, et toujours en nombre . pair.

Telle est la division du règne animal.

, Les attributions de Y instinct et de Y intelligence de ce9 diverses classes d’animaux seront développées en particulier à la fin de la treizième leçon; nous y comparerons les espèces vertébrées, qui possèdent divers degrés d’intelligence, avec les races non vertébrées, qui ji’ont rien au-delà de

l’instinct. • *

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