CI-f.1T I. A MUSE H F. BÉRANGER
Cette fille si belle A quitté pour toujours La dépouille mortelle Qu'elle dut aux Amours.
De sa voix qu'on accuse Ce l'ut le cri dernier :
« Français, pleurez la muse Du pauvre chansonnier! »
Sa vie était brillante Au soleil des trois jours; Mais une fièvre lente Eu a terni le cours.
Mon pays, l'on t'abuse !
Ehtends-la s'écrier :
» Français, pleurez la muse Du pauvre chansonnier] »
Une inquiète flamme A ranimé ses yeuoe, Quand, pensive, son arae Remonta dans lei «'jeux -,
La Liberté, confuse, Effeuillait un laurier !
Français, pleurez la muse Du pauvre chansonnier!
0 toi que l'on immole, Cherche à travers tes pleurs, Peuple, qui te console En tes jours de malheurs.
On lisait ton excuse Aux murs de son grenier!..
Français, pleurez la muse Du pauvre chansonnier!
Héros de la Belgique, Courageux Polonais, Qui de sa voix magique Attendiez les bienfaits, ! Dupin vous désabuse; • Il est son héritier.
Français, pleurez la muse Du pauvre chansonnier!