II. SAINT-AUBIN
Toute une série de notes relatives au rapport de ce roman avec le Vicaire des Ai'dennes, dont il forme en réalité la suite, a disparu aujourd'hui ; voici ces fragments :
Note supprimée au chapitre viii :
Ayant sollicité l'indulgence des lecteurs, on voit que ce n'est pas sans motif;
mais ici, pour rendre une idt'e aussi va^ue, il fallait des expressions non moins vagues.
Note supprimée au chapitre x :
Nous laisserons ces personnages jusqu'au moment où ils reparaîtront, sans les suivi-e dans leurs actions ; c'est ainsi ijue plus d'un lecteur trouvera extraordinaire que M. Charles S'ervigné, qui adii tout h Pauline et qui en a été protégé pour le moment pendant lequel ils se ?ont vus, paraisse ne pas avoir plus de reconnaissance : c'étaient des détails inutiles que nous avons supprimés.
Note supprimée au chapitre xii :
Mélanie de Saint-André, dans le Vicaire des Ardennes, se traînait aux pieds d'Argow, et il riait de sa douleur.
Notes supprimées au chapitre xv :
L'idée de cette sc&ne se trouvait dans le Vicaire des Ardennes, autant que m?i inémoire me permet ce souvenir ; et, comme cet ouvrage a été supprimé et que je penne crue ce n'est pas cette idée qui la fait saisir. J'ai cru pouvoir la repro.-juire sans qu'i. y eut de mal; du reste, je ne fais cette observation que pjur me justifier du reproche de répétition auprès des personnes qui auraient lu le Vicaire,
{Note de l'Auteur.)
C'est le nom de la frégate à bord de laquelle se passait, dans Ir Vicaire d'.s Ardennes, la révolte fomentée par Argow.
Note supprimée au chapitre xix :
Les nègres sont, en efTct, très adroits pour ces sortes de travaux.
Note supprimée au chapitre xx :
Un Iromblon est un fusil oxtrêm(»ment court, dont la crosse est très «'•paisso cl massive ; le canon est très gros, très fort, et contient une livre cl demio do balles : ce canon se termine par en haut comme un cor de chasse, et cette arme no se tire ordinairement qu'on appuyant la crosse contre un mtir. Quand on la tire, l'énorme quantité do balles (juo contient le canon, chassée par une très forte charge de poudre, s'écarte, et produit rcffct d'une décharge de canon à mitraille.
{Noie de l'Auteur.)
Note supprimée au chapitre xxii :
M. de Saint-André était, dans ir Vicaire dot Avdennrs, le commandant du
vaisseau dont s'empara Argow pour pirater, et cette frégate se nommait la Daphnis.
Note supprimée au chapitre xxv :
Tous ces détails ne sont pas inventés à plaisir ; cette plaidoirie est conforme aux événements qui arrivaient dans l'ouvrage supprimé ; mais, comme on voit, j'ai jeté toute la clarté possible pour que le lecteur fût au fait.
Note supprimée au chapitre xxvi :
L'artifice dont le terrible ' lieutenant se sert pour tromper la vigilance des gendarmes, est à peu près le même, dans un autre sens, que celui dont Catherine II se servit quand elle s'empara du pouvoir. En effet, au moment où la foule la proclamait impératrice, un faux convoi, tel que pourrait être celui d'un empereur, traversa le peuple, qui dut croire que Pierre II était mort.
{Note de V Auteur.)
Ajoutons ici que de nouveaux renseignements découverts dans les papiers mêmes de Balzac nous permettent de lui attribuer tout au moins une part certaine de collaboration dans les ouvrages suivants, qu'il n'a, du reste, jamais avoués ni réimprimés ; les deux premiers sont donc absolument les œuvres de début de cette plume féconde :
Les Deux Hector, ou les Deux Familles bretonnes, ^^av Auguste de Viellerglé ^. Deux volumes in-12, chez G.-G. Hubert, 1821.
Charles Pointel, ou Mon Cousin de la main gauche, par A. de Viellerglé, auteur des Deux Hector. Quatre volumes in-12, chez Hubert, 1821.
Le Tartare, ou le Retour de l'Exilé, par A. de Viellerglé, auteur de Charles Pointel, de l'Héritière de Birague, de Jean-Louis, etc. Quatre volumes in-12, chez Pollet, 1822.
Michel et Christine, et la Suite, par Viellerglé A. de Saint-Alme, auteur des Deux Hector, de Charries Pointel, de l'Héritière de Bira- .gue, àa Jean-Louis, du Tartare, etc., etc. Trois volumes in-12, chez Pollet, 1823.
V Anonyme, ou Ni 'père ni mère, par A. de Viellerglé Saint- Alme, auteur de Charles Pointel, de CHcritière de Birague, àe, Jean- Louis, de Michel et Christine, Q\c. y etc. Trois volumes in-12, chez Carpentier-Méricourt, 1823.
l. Viellerglé, anagramme de A'Egreville, nom de l'un de ses collaborateurs.
Le Corrupteur, par A. de Viellerglé, auteur des Deux Hector, de Charles Pointel, de Vllérilière de Birague, de Jean-Louis, etc. Trois volumes in-1 2, chez Lugan, 1827.
Parmi toutes les œuvres indiquées ici comme du même auteur, nous ferons remarquer la présence de plusieurs romans imprimés aujourd'hui depuis longtemps dans les Œuvres de Jeunesse de Balzac. Un autre ouvrage, une Blonde, Itistoire romanesque, par Horace Raisson, précédée d'une Notice nécrologique sur un homme qui n'est pas mort (in-8°, Jules Bréauté, 1833), nous paraît plus contestable, malgré son attribution (page vu de la préface) à l'écrivain qui a signé tour à tour ses livres des pseudonymes d'Horace de Saint-Aubin, Viellerglé, lord li'hoone, etc., etc. -?(r
Une lacune nous a été signalée, à propos de la réimpression des fragments de la Caricature commençant page 257 de notre livre ; c'est celle du curieux article de début du numéro-spécimen de cette publication. Ces lignes, intitulées Prospectus, sont suivies d'articles dont ceux que Balzac a signés des pseudonymes qu'il prenait à la Caricature^ sont réimprimés dans ses Œuvres diverses. (Voir N" CXLII, CXLIII et CLXIII.) Nous devons la découverte de cet oubli à M. J. Brivois, le bibliographe par excellence du dix-neuvième siècle. Voici le morceau en question, écrit peut-être aussi par Balzac, quoiqu'il ne porte aucune signature :