‹ Histoire des œuvres de Stendhal: IntrodChapitre 4 sur 74 · HISTOIRE DE LA PEINTURE EN ITALIE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LA PEINTURE EN ITALIE

GENÈSE ET COMPOSITION

D'après Tordre chronologique des publications de Beyie, celle-ci serait la seconde. Mais si on considère les Vies de Haydn, Mozart et Métastase, comme étant plutôt une traduction qu'une composition, nous aurions dans VHistoire de la Peinture sa première œu-vre vraiment originale. Beyle disait l'avoir recopiée dix-sept fois, et lia toujours considérée comme son principal titre littéraire (R. Colomb),

Cet ouvrage datait de loin. Beyle emporta là copie du manuscrit en Russie, et cette copie, transcrite sur douze jolis volumes verts, tout pleins de corrections, fut perdue durant la retraite, et, selon sa plaisante expression, mangée par les Cosaques (A. Chuquet).

€ Je possède une jolie édition de VHistoire « de la peinture en Italie par M. Beyle, ex- « auditeur au Conseil d'Etat. 2 vol. in-8, 1817. « Une note autographe de Stendhal s'y trouve

« jointe. Je la copie et vous l'envoie pensant « faire plaisir à mes co-abonnés de VInlerm4- « diaire. »

« C'est une note bibliographique destinée à « M. Stritch Esquire, directeur à Londres, de la « German Review, Stendhal Tavait rédigée « pour qu'elle fût insérée dans cette revue. La « voici, avec sa physionomie exacte, sa ponc- < ijiâtkuiy ses négligences orthographiques :

« Il a paru il y a 4 ans, en France, un ouvrage « intitulé : Histoire de la Peinture en Italie^ par « M. Beyle, ancien auditeur au Conseil d'Etat, <L 2 vol. in-8 Didot. Cet ouvrage étant écrit dans « un sens très libéral, les journaux français « en ont peu parlé.

« Le Journal de Débats en fit un grand éloge « dans le n° du 8 mars 1819, mais se rétracta « le lendemain.

« UEdimburgh Review en a rendu un compte « avantageux en 1819.

« On trouve dans les 2 vol. de V Histoire de « la peinture en Ralie les vies très détaillées « de Léonard de Vinci et de Michel Ange.

« L'auteur a passé 10 ans en Italie pour étu- « dier les chefs-d'œuvre de ces grands hom- « mes. Il présente un système nouveau pour « l'appréciation du beau antique. Ce système, « a été traité de ridicule par les critiques anglais « 11 désirerait voir ce système soumis aux « réflexions des penseurs allemands,

« L'auteur convaincu que tout écrivain qui « ne se rend pas intelligible ne mérite pas d'être « deviné a cherché : 1° à exprimer avec toute « la clarté possible la cause qui fait que nous « regardons avec plaisir une belle tête de sculp- « ture antique, par exemple la tête de Jupiter « Mansuétus;2° la cause qui nous ferait trouver « ridicule un homme vivant qui se présenterait « à nous, portant une telle tête sur ses épaules. « Ceci forme un grand problème qui n'a jamais < été résolu. C'est un problème fort intéres- « sant pour les hautes classes de la société que « leur loisir met à môme de s'occuper des « Beaux-Arts ». Cette note est sans date et sans signature, mais Stendhal et son style y sont tout entiers (Jules Guillemin. Interméàiaire des chercheurs et des curieux 1875, VIII, pp. 319-320).

EDITIONS

Edition originale. — Histoire de la Peinture en Italie, pSirM.B. A.A (1). Paris 1817, P.Didot Taîné, imprimeur du Roi.LXXXVI, 298-452 pp.

Dédicace de 1817: « Au plus grand des sou- « verains existants, à l'homme juste qui eut été « libéral par son cœur, quand même la politi-

(1) M. Beylc, Ancien Auditeur (G. S.).

« que ne lui eût pas dit que c'est aujourd'hui le « seul moyen de régner. »

Epigraphe du tome I :

Les Carraches s'éloignèrent de l'alTectalion qui était à la mode, et parurent froids.

Epigraphe du Tome II :

To the happy few.

Il existe une édition de 1817 de Didot avec 1 épigraphe suivante :

« Vedi tutta di guerre e di congiure « Ardere Italia e tante aver tirannie « Quante ha cittadi e variar destino « Come varia stagioni. Oggi commanda « Chi jer fu servo ed un Marcel diventa « Ogni villan che parteggiando viene »>.

MONTI, XEL MaA'FREDO.

Deuxième édition. — Semblable en tous points à la pemière, mais signée du pseudonyme 4c de Stendhal » Paris. Alphonse Levavasseur, éditeur au Palais-Royal; 2 vol. in 8° 1831.

Troisième édition. — Histoire de la Peinture en Italie par de Stendhal (Henry Beyle). Epigraphe de l'édition originale : Les Carraches, etc. en petit texte sur le titre. Seule édition complète entièrement revue et corrigée. Paris, Michel Lévy frères, libraires-éditeurs, rue Vivienne, 2 6/5, 1854. Sur le faux-titre : Propriété des éditeurs. Paris. Imprimerie Simon Raçon et Cie, rue d'Erfuth, 1 ; 1 vol. in-12, pp. 432.

— Nouvelle Dédicace: « A Sa Majesté Napo-

€ kon le Grand, Empereur des Français, retenu ^ a rile de Sainte-Hélène. »

Appendice : table chronologique des artistes les plus célèbres.

Fait partie de la série des OEuvres complètes.

Réimpression en 1860, sans autres changements que, sur le faux-titre : OEuvres complètes de Stendhal. Paris. Imprimerie L. Tinterlin, 3, rue Neuve des Bons-Enfants.

ÉTUDES ET CRITIQUES

LoiTïs Ckm/.et. — Moniteur Universel, mardi 23 septembre 1817, article signé D. C, et « mutilé par le journaliste». {Comment a vécu Stendhal, page 101).

R. GoLo.MH, — Notice biographique en tête des Romans el Nouvelles de Stendhal, 1854, p. LXXVI.

Le^ Débuts, — 8 mars 1819 (se rétractent le lendemain).

Edtmhurgh Review, — 1819, octobre, p. 32t.

Biîssii'^nE. — Revue des Deux-Mondes, 15 janv. 1843,

Sainte-Beuve. — Causeries du Lundi. T. IX, p. 313. A, Ciitjj^LTET. — Stendhal-Beyleyp. 251.

Ca^iclli- rooNi. — La littérature italienne dans la seconde moitié du i 8' siècle, 3° vol., p. 409, 1825.

Document inédit. Bibliothèque de Grenoble.

Fait partie des Lettres inédites de Stendhal publiées à la suite des Souvenirs d'Egotisme par G. Stryienski.

Note pour le libraire.

(Envois de V Histoire de la Peinture en Italie), le 15 septembre 1817.

Nota. — N'afficher et n'envoyer aux journaux que quinze jours après avoir adressé des exemplaires aux personnes nommées ci-après.

Ne pas envoyer d'exemplaires à la Quotidienne, aux Débats (1), aux Bons Français, h la. ^Quinzaine.

Envoyer à :

M. le ducde Larochefoucault Liancourt, rue Royale- Saint-IIonoré, 9.

M. le duc de Ghoiseul-Praslin, rue Matignon. 1.

M. le comte deTracy, rue d'Anjou-Saint-Honoré,42.

M. le comte de Volney, pair de France, membre de l'Académie française, rue de La Rochefoucault, 11.

M. le comte Garât, rue Notre -Dame -des -Champs.

M. le Lieutenant-Général, Gomte, pair de France.

Dessolles, rue d'Enfer-Saint-Michel, 4.

M. le Lieutenant-Général Andréossy, rue de la Ville-l'Evêque, 22.

M. de Gazes, ministre.

M. le duc de Broglie, pair de France, rue Lepelletier, 20.

(1) Voirie fragment d'une lettre du 10 septembre 1H34 reproduit ci-après.

El le duc de Broglie, de la Chambre des députés, rue Saint-Dominique, 19.

M. de Staël, fils.

M. Benjamin Constant {Mercure),

Sir Francis Egjçerton.

M. le duc de Brancas-Lauraguais, pair de France, rue Traversière-Saint- Honoré, 45.

M. Terier de Monciel.

Mme la comtesse de Saint- Aulaire.

M. le comte Boissv-i'Anglas, pair, rue de Choiseul, 13.

M. le comte Chaptal, membre de Tlnstitut, président de la Société d'encouragement, rue Saint-Dominique- Saint- Germain, 70.

M. Thenard, membre de l'Académie des sciences, rue de Grenelle Saint-Germain, 42.

M. Biot, membre de l'Institut, au collège de France, place Cambrai. Absent de France.

M. le chevalier Poisson, membre de l'Institut, rue d'Enfer-Saint'Michel, 20.

M. le comte La Place, pair de France et membre de l'Institut, rue de Vaugirard, 31.

M. de Humboldt.

M. Maine-Biran, rue d'Aguesseau, 22.

M. Manuel, avocat.

M. Dupin, avocat, rue Pavée-Saint-André-des- Arcs, 18.

M. Berryer, avocat, rue Neuve-Saint-Augustin, 40.

M. Mauguin, avocat de la cour royale, rue Sainte- Anne, 53.

M. de Jouy, de l'Institut, rue des Trois-Frères, 11.

M. Say, du Constitutionnel.

M. Villemain, chef de division à la Police.

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M. le comte de Ségur, grand maître des cérémonies, rue Duphot, 10.

M. de Lally-ToUendal, pair, membre de l'Institut, Grande-Rue-Verte, 8.

M. Laffitte, banquier, député, rue de la Chausséed' An tin, 11.

M. le Maréchal, duc d'Albuféra, rue de La-Ville- TEvêque, 18.

M. le prince d'Eckmuhl, rue Saint-Dominique, Saint- Germain, 107.

M. Béranger, auteur du Recueil de Chansons.

Mme Récamier.

M. Récamier (Jacques), banquier, rue Basse-du- Rempart, 48.

M. Dupuytren, chirurgien en chef, vis à-vis la Colonnade du Louvre.

M. Talma, rue de Seine, Saint-Germain, 6.

Mlle Mars, rue Neuve-du-Luxembourg, 2 bis.

M. Prud'hon, peintre d'histoire, rue de Sorbonne, 11.

M. Goethe, ministre d*État à Franctbrt-sur-le-Mein.

M. Sismonde-Sismondi, à Genève.

Sir Walter Scott, poëte à Edimbourg.

Fragment d'une lettre de Stendhal adressée à Romain Colomb le 10 septembre 1834 (publié dans la Correspondance inédite II. N» CCVI, 195-196.) Le 3° paragraphe de cette lettre est écourté. Voici la copie du passage supprimé par Colomb (C. Stryienski. Comment fut éditée la Correspondance de Beyle. Revue Bla nche, no 114, lo»- mars 1898, p. 364) :

10 septembre 183i,

«f ,,. Fais^moj des annonces dans les Débals, afin que c je paisse vendre mes manuscrits si jamais j'ai le "* bonheur de le pouvoir.

« .Vnnoiit^e pour mon argent V Histoire de la Pein- « (ure en Italie^ le Rouge et le Noir, les Vies de € Haydn^ Mozart et Métastase.

« Enliti oe cjue tu voudras, pourvu que les gens à « voiture, les gens qui peuvent me lire, s'ennuient à la « Cïimpagne, leur journal leur montre une annonce. »

(La phrase a sans doute été jugée trop incorrecte). Il était pourtant bien curieux de savoir que Stendhal ne dédaignait pas plus que certain romantique Tannonce payée. Enfin cette énumération de livres invendus donne plus d'éloquence à la phrase attristée delà même lettre : « Mais que je serais heureux à mon qua- *c Irtéme étage si j'avais du pain ! Quelle perspective « de ne plus voir les gens d'esprit de Paris que deux « ou trois l'ois avant de mourir !... »

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