I. — Romain Colomb
ÉDITIONS
Notice sur la vie et les ouvrages de Henri Beyle (Stendhal), par R. Colomb son exécuteur testamentaire.
Epigraphe :
« Qu'ai-je été ? que suis-jc ? En vérité, je serais bien embarrassé de le dire. »
Tiré des papiers de Beyle.
Première édition. — EntêtedeZa Chartreuse deParme, édition netzel,in-12, 1846 (la couverture porte : « Charpentier 1845 » et cette dernière date est confirmée par la note de l'auteur placée au bas de la page de la deuxième édition : « Au moment où cette notice a paru pour la première fois, en 1845, etc. » Imprimerie Schneider et Langrand, 1 rue d'Erfurth, à Paris.
Deuxième édition. — Augmentée. — En tête des Bomans et Nouvelles de Stendhal, édition Michel Lévy frères, in-12, 1854, pp. GIV.
Nota. — Dans cette édition, la notice est complète, et comprend Première Partie : Biographie: Deuxième Partie. Compositions littéraires. La deuxième partie a été supprimée dans les éditions suivantes.
CRITIQUES
C. Strvienski. Vie de H. Brulard. Préface et passim. Collection C. Stryiexski. Appendice inédit à la Notice de B. Colomb.
Préface : Épigraphe :
L'anecdote est Findiscrétion de l'histoire.
Le 23 janvier 1854. le volume des œuvres de Beyle contenant ma notice, fut mis en vente. Cette notice contient tout ce qu'il m'a paru convenable de dire au public sur mon ami. Mais il n'est guère d'existence dont quelques parties ne doivent rester secrètes ou au moins dans l'oubli, soit parce qu'elles manquent d'intérêt, soit parce que leur divulgation pourrait nuire à la réputation de celui qu'on veut montrer sous un jour favorable, sans jamais s'écarter toutefois, de la vérité qu'un biographe ne saurait trop respecter. Je vais donc relater ici de petits faits qui pourraient s'effacer de ma mémoire, ils compléteront la biographie de Beyle.
Vus à distance, ces petits faits intéressent quelquefois plus que les grands événements, attendu qu'on
connaît ces derniers et que les autres sont une nouveauté. Voici, à l'appui de mon opinion, ce que disait M. Sainte-Beuve dans le Constitutionnel du l*"" décembre 1851 :
« Lorsque les mémoires de M"»« de Motte ville parure rent pour la première fois en 1723, les journalistes « et critiques du temps, en y louant le ton de sincérité, € jugèrent qu'il y avait trop de détails minutieux, trop « de petits faits... aujourd'hui nous ne pensons plus « ainsi...
« Ces petits faits qui appartiennent à un ancien « monde disparu, et qui nous le représentent dans son « entière vérité, nous plaisent et nous attachent; à « une distance médiocre, ils pouvaient sembler sura- « boudants et superflus; à une distance plus grande, « ils sont redevenus intéressants et neufs. » Il a ajouté : « M"*« de Motte ville, cette personne rare, cette hon- « nête femme de tant de jugement et d'esprit, née vers € vers 1621, mourut en décembre 1689, vers l'âge de 4c 68 ans. »
Afin que ces articles supplémentaires conservent leur place chronologique, j'indique en tête de chacun d'eux la page et le paragraphe de la notice auxquels ils font suite.
Résumé des articles :
Page 4i de la notice, — 5 lignes sur les motifs du séjour de Beyle à Milan lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe.
Page 50. — 1 4 lignes sur les tentatives faites par les amis de Beyle pour son admission à la Bibliothèque Royale et sa nomination de vérificateur adjoint des armoiries.
Page 52. — 3 pages sur les relations amicales de
Beyle avec la comtesse de Montijo, (Sur ces relations, voir article de G. Stryienski, le Gaulois du 21 mai 1895).
Page 62. — 6 pages sur les projets de mariage de Beyle à Givita-Vecchia (Voir lettre de Bucci).
Page 67. — 24 lignes sur l'intention de Beyle de se porter candidat à l'académie, sur les conseils de M»»* Ancelot.
Page 69. — 12 lignes sur les bizarreries du caractère de Beyle.
Page 76. — 4 pages sur les emprunts de Beyle, à Touvrage de Garpani, pour la Vie de Haydn, et les polémiques qui s'en suivirent.
Page 94. — 11 lignes sur la traduction allemande des Mémoires d^un touriste.
Page 100. — La Bévue de Paris du 11 mars 1832, t. 36, contient un article de Beyle sur la Vision de Prina, par Th. Grossi ; dans le même tome, page 209. Beyle a inséré un article sur Rome et le Pape, en
Pagre 101. — Articles de Beyle, signés Algeste, insérés dans Paris'Monthly-Review, et traduits en anglais par Stricht, comme ceux envoyés plus tard à Golburn. Egalement, canevas sur la vie de Rossini, et articles sur les chefs-d'œuvre des théâtres étrangers, articles signés D. K. N., où il passe en revue, Foscolo, Manzoni, Pellico. Pensées sur la philosophie d'Helvétius. Exposition de peinture au Louvre.
Vie de Henri Brulard. — 12 pages d'extraits des 3 volumes manuscrits.
Copie des Testaments olographes (d'Henri Beyle\ dont il n'a été fait aucun usage, ceux du 27 septembre 1837, 28 et 29 septembre 1840, ayant seuls été
déposés el enregistrés comme Texpression dernière des volonlés dt* Beyle.
Noie ; J'ai dit quelques mots dans ma notice, p. 50, lie tealanients faits par Beyle en 1828; plus tard etsucccsstvemenl, il m'en a remis ou envoyé d'autres. Je veux en conserver le souvenir et les placerai ici dans un intérêt de curiosité seulement, puisque des dispositions postérieures ont modifié ou annulé la plupart de celles qu'on va lire, et qu'elles ont toutes été considérées comme caduques.
— Suivent les 12 testaments qui ont été publiés et commentés par M. Auguste Cordier, dans son ouvrage intitulé : Comment a vécu Stendhal^ pp. 1-93.