Van Dale, loi
2. Baltus énumère quinze oracles en Italie ou à Rome, et « ce nombre » qu'on pourroit « encore augmenter suffit pour prouver que les Romains ont esté aussi entêtez des Oracles que les Grecs. Et
n'avoit nulle part au Gouvernement. Quoy qu'il sçùt rendre la veuë aux Aveugles, le Sénat ne se fust pas fié à luv de la moindre Affaire. Parmy les Romains les Particuliers pouvoient avoir foy aux Oracles, s ils S vouloient, mais l'Etat n'y en avoit point. C'estoient les Sybilles » et les entrailles des Animaux qui gouvernoient, et une infinité de Dieux tombèrent dans le mépris, lors qu'on vit que les Maîtres de la Terre ne daignoient pas les consulter.