DANS LE NAINE
M. Dujarrié, curé de Rueillé-sur-Loir, et foudaleur des Sœurs de la Providence dans le Maine, a doté encore le diocèse du Mans «l’une association de Frères instituteurs.
11 la commença en 1821 , et rassembla , dans son presbytère, uu certain nombre de jeunes gens qu’on lui adressait de divers côtés. Il en eut bientôt vingt, qu’il formait dans leur noviciat en même temps qu'il subvenait à leurs besoins. Parmi ses élèves, il en discerna un qu’il crut propre à le seconder dans la direction de l'œuvre ; il l'envoya étudier au Mans chez les Frères des Écoles chrétiennes , puis à Paris à leur noviciat. Ce jeune homme, de retour à Rueillé, fut mis à la télé des novices. Ceux-ci sont déjà plus de quarante, et il le faut bien, car l'œuvre a si facilement prospéré , qu’elle possédait déjà dix- neuf établissements en 1824, et cent Frères en 1827. Une maison centrale est consacrée au noviciat et aux retraites annuelles. Presque dès l'origine, un noviciat préparatoire fut établi à l’autre extrémité du diocèse, chez le curé de Larchamp, entre Ernée et Fougère; il fut bientôt question d’en former un autre au diocèse d’Orléans, où l'on offrait uue maison con-
venable. Cette congrégation , établie à peu près sur le modèle de celle de M. Jean de la Mennais , en Bretagne , fut approuvée sous le nom de Frères de Saint-Joseph par une «ordonnance royale du 23 juin 1823.
LcsFrèresjouissenl des mêmes privilèges que ceux des Ecoles chrétiennes; tant pour l’exemption du service militaire que pour les rapports avec l’université. Ils sont logés et nourris chez les curés , et on n’en donne qu'à cette condition; cependant , quand ils sont deux ou plus dans uue paroisse, ils peuvent habiter ensemble. Le lxm âge pour les admettre au noviciat est entre seize et vingtcinq ans ; mais les curés qui les adressent à M. Dujarrié doivent lui donner d’abord d’exacts renseignements sur leurs dispositions , leur conduite et leur capacité , ainsi que sur les ressources pécuniaires dont ils peuvent s'aider [tendant le noviciat. Une fois admis , ils reçoivent l’instruction convenable, et apprennent le chant afin de pouvoir se rendre utiles dans les paroisses. Ces Frères font des vœux annuels ; ils portent uue robe de couleur noire uu peu différente de la soutane, avec uu large chapeau et un rabat blanc.
CONGRÉGATIONS RELIGIEUSES D’HOMMES
La congrégation des Frères de Saint-Joseph de Ilucillé-sur-Loir, près de Chartres, possède aujourd’hui quarante-sept établissements, dont trente dans le diocèse du Mans, un dans celui d'Angers, trois dans celui de Dlois, trois dans celui de Chartres , un dans
celui deChâions , un dans le diocèse de Coûtantes, un dans celui d’Orléans, un dans celui de Séez, quatre dans le diocèse de Tours, et deux dans celui de Versailles. Les Frères sont au nombre de cent six, dont douze employés à la maison du chef-lieu.