Lettre de Narcisse, dans Eus., Y, xxv
5. Irénée, dans Eus., Y, xxiv, 42 et 43. 3. Y. l'ÈglUe chrétienne, p. 445 et suiv.
190 ORIGINES DU CHRISTIANISME. fAn 1M]
voyant cette fête au dimanche qui venait après le 1& de nîsan et ridentifiant avec la fête de la résurrection. L'Asie n'avait pas suivi le mouvement j sur ce point, elle était restée, si on peut le dire, arriérée. La majorité des évêques d'Asie, fidèle è. la tradition des anciens Évangiles, et alléguant surtout Matthieu, voulait que Jésus, avant de mourir, eût mangé la p&que avec ses disciples le ik de nisan ; ils célébraient en conséquence cette fête le même jour que les juifs, quelque jour de la semaine qu'elle tombât. Ils alléguaient, en faveur de leur opinion, l'Évangile*, l'autorité de leurs prédécesseurs, les prescriptions de la Loi, le canon de la foi et surtout l'autorité des apôtres Jean et Philippe, qui avaient vécu parmi eux, sans s'arrêter pour Jean h. une singulière contradiction '. Il est plus que probable, en eiïet, que l'apôtre Jean célébra toute sa vie la pâque le ih de nisan ; mais, dans l'Évangile qu'on lui attribuait, il semble enseigner une tout autre doctrine, traite dédaigneusement l'ancienne p&que de fête juive*, et fait mourir Jésus 18 jour même où l'on mangeait l'agneau, comme