‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 119 sur 364 · folycr., dans Eus., V, xxiv · texte numérisé non relu

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3. Polycrat«, par exemple, qui Tait de Jean an partisan de ■sage juir, admet cependant le quatrième Êvan;;lle [circonstance

8. n mioxa, i infrit lâ* Imlititn, Jean, vi, i. Cf. Col., It, 16.

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pour indiquer ainsi la substitution d*un nouvel agneau pafcal à l'antique ^

Polycarpe, nous l'avons vu, suivait la tradition do Jean et de Pliilippe. Il en était de même de Thraséits» de Sagaris, de Papirius, de Méliton. Les montapistes étaient aussi, sans doute, du même avis*. Ultis l'opinion de l'Église universelle devenait chaque JQIir plus impérieuse et plus embarrassante pour ces obstinés. Apollinaire d'Hiérapolis s'était, à ce qu'il sfmble, converti à la pratique romaine \ Il repouss|tit la p&que du !& de nisan, comme un reste de judaïsme, et alléguait, pour soutenir son opinion, rÉvangiie de Jean ^ Méliton, voyant l'embarras (les fidèles de Laodicée, privés de leur pasteur,

4. C'était déjà l'avis de Paul. Cf. I Cor., v, 7; Gai., iv, 9-44; ^m., XIV, 5.

1 Epipb., L, 4 ; saint Pacien, EpisL, i, S; Zooaras, Jn Canonet, p. 78 (Paris, 4648); Gebh. et Ham., Pair, apoti., II, p. 469, note; Tillemont, Mém., II, p. 447-448, 67S et suiv.

3, Au premier coup d'œil, la question semble posée, en Asie, ^tre conserver la célébration de la Pàque et supprimer totalepoent cette fête. Nous ne croyons pas, cependant, qu'aucune famille cbrétienne ait jamais voulu supprimer absolument la fête de Pàque, pas plus que le sabbat. En Asie, comme à Rome, il s'agissait d'une translation qui empêchât la coïncidence avec b fête juive.

4. Il y a des doutes sur l'opinion précise d'Apollinaire ; mais, tfil avait été d'accord avec Méliton et les autres évêques, son oom figurerait dans la lettre de Polycrate (Eus.. Y, 24}. Compirez Clément d'Alexandrie (dans Eus., IV,xxvi, 4; VI, xiu, 3» 9),

1S8 ORIGINES DU CBRISTIANISHE. [An ica]

écrivit pour eux son ouvrage sur la Pâque, où il maintenait la tradition du Ik de nisan'. Apollinaire garda une modération qui ne fut pas toujours imitée'. L'opinion universelle d'Asie resta Tidèle à la tradition judalsante; la controverse de Laodicée et la manifestation d'Apollinaire n'eurent pas de conséquences immédiates*. Les parties reculées de la Syrie, k plus forte raison les judéo-chrétiens et tes ébionites, restèrent également fidèles à l'observance juive. Quant au reste du monde chrétien, entraîné par l'exemple de l'église de Home, il adopta l'usage antijud^que. Même les Églises d'origine asiatique des Gaules, qui d'abord avaient sans doute célébré la p&que le ik de nisan *, se rangèrent promptement au calendrier universel, qui était le calendrier vraiment chrétien. Le souvenir de la résurrection rem-

qui, dérendant l'opinion contraire aux quartodécimans, semble coml>altre Uéliton, non Apollinaire. Enlln l'auLeur de la Chronique ptucale, advenaire des quartodécimans, cile en sa faveur Apollinaire, Clémeol, Hippolyie, mais non Hélium.

(. Bus ,IT, XXVI, t-3; V, ixiv, 6.

S. Bugèbe (cb. xxvii) ne parle pas d'un traita d'Apollinaire sur la rdque; maïs la citation de la Chronique pascale prouve que l'évSque d'Kiérapolis avait iraiié la question, peul-étro dans ses deux traités Contre les juifs.

3. En 193, l'opinion quarlodécimane est celle de « toutes les ÊL'Iises d'Asie *. Eus., V, xxiii, 1.

Innée, dans Eus., V, xxiv, *i.

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plaça tout à fait celui de la sortie d'Egypte, comme celui de la sortie d*Égypte avait remplacé le sena purement naturaliste de Tantique paskh sémitique, la fête du printemps.

Vers Tan 196, la question se représenta plus vive que jamais \ Les Églises d'Asie persistaient dans leur vieil usage. Rome, toujours ardente pour Tunité, voulut les réduire. Sur l'invitation du pape Victor *, on tint des réunions d'évèques ; une vaste correspon* dance fut échangée. Eusèbe eut entre les mains l'épitre synodale du concile de Palestine, présidé par Théophile de Césarée et Narcisse de Jérusalem, la lettre du synode de Rome, contresignée par Victor, les lettres des évêques du Pont, que Palma présida comme étant le plus ancien, la lettre des Églises de Gaule, dont Irénée était l'évéque, enfin, celles des Églises d'Osrhoène, sans parler des lettres particulières de plusieurs évêques, notamment de Bacchylle de Corinthe. On se trouva unanime pour la translation de Pâques au dimanche ^ Mais les évêques d'Asie, forts

4. Eus., H. E., V, ch.xxiii, xxiv, xxv; saint Jérôme, Chron,, Schœne, p. 474, 477; De viris ilL, 35, 43-45; ADaiolius, dans Gilles Boucber, De cycL Vicl., p. 443 et suiv.; Conciles deLabbe, I, p. 600; Photius, cod. cxx.

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