Dans Êpiph., hœr. xlviii
314 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 167]
calomnies ordinaires, qui ne manquent jamais sous la plume des écrivains orthodoxes, quand il s'agit de noircir les dissidents*. L'admiration qu'il excita en Phrygie fut extraordinaire. Tel de ses disciples prétendait avoir plus appris dans ses livres' que dans la Loi, les prophètes et les évangélistes réunis. On croyait qu'il avait reçu la plénitude du Paraclet ; parfois on le prenait pour le Paraclet lui-même, c'està-dire pour ce Messie, en bien des choses supérieur à Jésus, que les Églises d'Asie Mineure croyaient avoir été promis par Jésus lui-même*. On alla jusqu'à dire : « Le Paraclet a révélé de plus grandes choses par Montanus que le Christ par l'Évangile*. » La Loi et les prophètes furent considérés comme
1. Saint Jérdme, Epist. tutCletiplionlem (43); Isid. dePéluse, Epitt.ji: saintCyriile de Jér., Caléch., xvi, g. Les écrits ancieat contre Uontanus, qu'Eusèbe possédait dans sa bibliothèque, ne mentionnaient pas le bruit qu'il eùtélé, avant sa conversion, prêtre de Cybèle et qu'il méritât, comme dévot d'Attis, l'épitiiàle de semivir. Didymc d'Alexandrie, De rrinifals, III, il; saint Jérôme, Ad Marc. (î7), t. IV, !• part,, col. 65.
S. Le passage du Canon de Muratori, lignes 83-Si, prouve bien qu'il avait composé des livres.
3. Jean, xiv, xv, xvi. La doctrine des monlanistes étant sur tout le reste en opposition avec le quatrième Évangile, il est douteux que leur notion du Paraclet Tilt un emprunt fait direc-
lenl h cet Évangile. Ils pouvaient très bien en aubir t'inOuence un point particulier sans en posséder le texte.