Teri., De pudic, S
t. Voir répisode de la soror qui voyait les Ames, dans Tertullien, De anima, 9. Extases d'enfants dans saint Gyprien, Epiêi., 9.
S4 ORIGINES DD CHRISTIAMSHE. [In 171]
quence qui était toujours restée inconnue aux ascètes bigots de Phiygie.
La victoire de l'épiscopat fut, dans cette circonstance, la victoire de l'indulgence et de l'humanité. Avec un rare bon sens, l'Église générale regarda les abstinences exagérées comme une sorte d'anathème partiel jeté sur la création et comme une injure à l'œuvre de Dieu'. La question de l'admission des femmes aux fonctions ecclésiastiques et & l'administration des sacrements, question que certains précédents de l'histoire apostolique laissaient indécise, fut tranchée sans retour'. La hardie prétention des sectaires de Phrygie à insérer des prophéties nouvelles au canon biblique amena l'Église à déclarer, plus nettement qu'elle ne l'avait encore fait, la nouvelle Bible close sans retour*. Enfin la recherche téméraire du martyre devint une sorte de délit, et, & cdté de la légende qui exaltait le vrai martyr, il y eut la légende destinée h. montrer ce qu'a de coupable la présomption qui va au-devant des supplices -' --'-eint sans y être forcée les lois du pays*.
inge d'AtUla, dans Eus., V, m, 2. Cr. Isidore, Sentent., , 9.
rmilien (lellre 75 daos losŒuvres de saint Cyprien). Anonyme, dans Eus., V, xvi, 3; !o fragment de Muralori. ■- Clém. d'Aleï., Strom.. Vf, 4, Cf, Mém. de l'AcAid. des CXVIII, V partie, p. 335 et suiï. (Le Blanl). .
[An 171] MARG-AURÈLK. Wi
Le troupeau des fidèles, nécessairement de vertu moyenne, suivit les pasteurs. La médiocrité fonda Tautorité. Le catholicisme commence. A lui Tavenir. Le principe d'une sorte de yoguisme chrétien* est étouffé pour un temps. Ce fut ici la première victoire de répiscopat, et la plus importante peut-être ; car elle fut remportée sur une sincère piété. Les extases, la prophétie, la glossolalie avaient pour eux les textes et l'histoire. Mais ils étaient devenus un danger; répiscopat y mit bon ordre ; il supprima toutes ces manifestations de la foi individuelle. Que nous sommes loin des temps si fort admirés par Tauteur des Actes I Déjà au sein du christianisme existait ce parti du bon sens moyen, qui Ta toujours emporté dans les luttes de Thistoirede l'Église. L'autorité hiérarchique, à son début, fut assez forte pour dompter l'enthousiasme des indisciplinés, mettre le laïque en tutelle, faire triompher ce principe que les évéques seuls s'occupent de théologie et sont juges des révélations. C'était bien, en effet, la mort du christianisme, par la destruction de répiscopat', que ces bons fous de Phrygie préparaient. Si Tinspiration individuelle, la doctrine de la révélation et du changement en per-