Clém. d'Alex., Slram., I, 45, p
2. Non Ecclesia numerus epUcoporum. TertullieD, De pur dicilia, ti .
930 ORIGINES DU UHRISTIANISHB. [An 173]
manence' l'eût emporté, le christianisme allait périr dans de petits conventicules d'épîleptiques. Ces puériles macérations, qui ne pouvaient convenir au vaste monde, eussent arrêté la propagande. Tous les Tidèles ayant le même droit au sacerdoce, aux dons spirituels*, et pouvant administrer les sacrements*, on fût tombé dans une complète anarchie. Le charisme allait anéantir le sacrement; le sacrement l'emporta, et la pierre fondamentale du catholicisme fut irrévocablement établie.
En définitive, le briomphe de la hiérarchie ecclésiastique fut complet. Sous Catliste (217-322), les maximes modérées prévalurent dans l'Église de Rome, au grand scandale des rigoristes, qui s'en vengèrent par d'atroces calomnies*. I^ concile d'iconium'clfitle \l pour l'Église, sans ramener les égarés. La secte nourut que très tard; elle se continua jusqu'au iëcle, à VéltA de démocratie chrétienne*, surtout Vsie Mineure', sous les noms de pkryges, phry-
. Si ChrUlui abttalil q'tod Moyies prteoepil, ... cur non el
ctetusabUitterUquodPaalitiindaltitTTen., D9monog„H.
. Teftull., De ;>;'. adv. ptyeh., 13.
. Tertull., De exhort. catt.,T; D9 bapl., 17.
. Philotoph., livre IX.
, Cône, de Labbe, I, col. 7IM el suiv.
, Saint Jérôme, A.d Marc, episl. 17, Hart., IV, 11, p. 6i-65.
. Ëpiph., Hmr., xui, 1 ; XLVIii, 14; saint Jérôme, I. c. ,-
m.. Il, 33; Code iust., I. I, titre y, lois 5, 48, Il ; saint Hi-
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gasleSj calaphrygeSj pépuziens, laseodrugileSj quin^ iillienSj priscilliens^ arMyriies^. Eux-mêmes s'appelaient les purs ou les pneumatiques. Durant des siècles, la Phrygie et la Galade furent dévorées par des hérésies piétistes et gnostiques rêvant des nuées d'anges et d'éons*. Pépuze fut détruite, on ne sait à quelle époque ni dans quelles circonstances; mais l'endroit resta sacré. Ce désert devint un lieu de pèlerinage. Les initiés s'y réunissaient de toute l'Asie Mineure et y célébraient des cultes secrets, sur lesquels la rumeur populaire eut beau jeu à s'exercer. Ils affirmaient énergiquement que c'était là le point où allait se révéler la vision céleste. Ils y restaient des jours et des nuits dans une attente mystique, et, au bout de ce temps, ils voyaient le Christ en personne venir répondre à l'ardeur qui les brûlait'*
laire, CorUrs Const., § 41; Pseodo-Aug., 26; Théodoret, 111, 2, décret de Gélase, opuscula montanistarum,
4. Épiphane, xlviii, 44; xux, 4,2; Pbilaslre, 74, 75 ; Pseudo- Âug., HcBT,, 62, 63; saint Jérôme, M Gai,, II, proœtn. Voir aussi le Prsedestinatus, hérésies 26 et suiv.; 58 et suiv.