‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 142 sur 364 · Voir Saint Paul, p. 241t et suiv · texte numérisé non relu

Voir Saint Paul, p. 241t et suiv

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l'atnour*. Les gens qui craignent les femmes sont, en général, ceux qui les aiment le plus. Que de fois on peut dire avec justesse à l'ascète : Fallit te incau-^ tam pietas tua*. Dans certaines parties de la éommu^ nauté chrétienne, on vit paraître, â diverses feprisëâ, ridée que les femmes ne doivent jamais être vues, que la vie qui leur convient est une vie de réclusion, selon l'usage qui a prévalu dans l'Orient musulman*. II est facile de voir à quel point, si une telle pefisôe eût prévalu, le caractère de l'église eût été altéré. Ce qui dislingue, en effet, Téglise de la mosquée et même de la synagogue, c'est qile la femme y ënlfe librement et y est sur le même pied que Thommè, quoique séparée ou même voilée. Il s'agissait de savoir si le christianisme serait, comme le fut plus tard l'islamisme, une religion d'hommes, d'où la femme

4 . Les études récemment faites ont bien montré que Taccès hystérique donne à la femme une beauté passagère, une sorte d^déalisation momentanée, et que cet état maladif, inspirant une chasteté relative, rend sans danger pour les mœurs les relations intimes des deux sexes.

%, J'ai vu, en Orient, une jeune fille danser avec une retebue charmante les danses les plus voluptueuses ; elle voulait se faire religieuse. J'ai appris ensuite qu'elle devint folle la première nuit de son mariage. Lire l'épisode d'Âibanase Chez la belle vierge d'Alexandrie, Sozomène, V, 6.

3. C'est ce qui est particulièrement sensible chez l'auteur, très juif d'esprit, du Testament des douze patriarches. Lire Ruben tout entier. Voir aussi Tertullien, De virginibtts velandis.

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est à peu près exclue. L*Ëglise catholique n'eut garde de commeltre cette faute* La femme eut des fonctions de diaconie dans TÉglise et y fut aveo Thomme dans des rapports subordonnés, mais fré^ quenls. Le baptême^ la communion eucharistique^ les œuvres de charité entraînaient de perpétuelles déro* gâtions aux mœurs de rOrient« Ici encore^ FËglise catholique trouva le milieu entre les exagératiorti.des sectes diverses avec une rare justesse de taet*

Ainsi s*explique ce mélange singulier éé pudeur timide et de mol abandon qui caractérise le seûti^ ment moral dans les Églises primitives* Loin d'iei les vils soupçons de débauchés vulgaires, incapables de comprendre une telle innocence! Tout était pur dans ces saintes libertés; mais aussi qu'il fallait être pur pour pouvoir en jouir ! La légende nous montre les païens jaloux du privilège qu'a le prêtre d'apercevoir un moment dans sa nudité baptismale celle qui, par l'immersion sainte, va devenir sa sœur spirituelle ^ Que dire du « saint baiser »*, qui fut l'am-

4 . Voir, dans les manuscrits et les éditions xylographiques, les miniatures représentant le baptême de Drusiana (Didot, les ApocaL figurées, p. 54-52). Les païens regardent par les trous de la porte, d'une manière qui implique un soupçon ou du moins un sentiment de jalousie contre le ministre du sacrement. Cf. les réQexions de Sozomène, L c.

f. Saint Paul, p. 269, S63.

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broisie de ces générations cliastes, de ce baiser qui, connue le comolameiUum des cathares', était un sacrement de force et d'amour, et dont le souveoir, mêlé aux plus graves impressions de l'acte eucharistique, suffisait durant des jours à remplir l'âme d'une sorte de parfum ? Pourquoi l'Église élait-etle si aimée, que, pour y rentrer quand on en était sorti, on ^lait au-devant de la mort? Pfu-ce qu'elle était une école de joies infinies. Jésus était vraiment au milieu des siens. Plus de cent ans après sa mort, il était encore le maître des voluptés savantes, l'initiateur des secrets transcendants.

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