Tertullian, De fu§a, 6, 9, U
t. Mémoires de VÀMd. des Inser., t. XX Vm, V part., p. 343 et visu. (Le Blant).
au OnlGINliS DU christianisme. (An 173]
tout contre les artifices de leui^ cheveux, qui se retrouvent k chaque page des écrits montanistes'. La fenfinte qui, par le tour le plus innocent donné h. sa chevelure, cherche h plaire et amène cette simple réflexion qu'elle est jolie, devient., au dire de ces Après sectaires, aussi coupable que celte qui excite h ]a débauche. Le démon des cheveux se charge de la punir*. L'aversion du mariage venait des motifs qui auraient dû y pousser. La prétendue chasteté des encratttes n'était souvent qu'une inconsciente duperie- Un roman qui fut sûrement d'origine montaniste, puisqu'on y trouvait des arguments pour prouver que les femmes ont le droit d'enseigner et d'administrer les sacrements*, roule tout entier sur cette équivoque passablement dangereuse. Nous voulons parler
4. Tertullien, les deux livres De cvltu femittarum, les deux livres Ad uxorem et le livra De virginibut velandii.
5. Eclogœ ex icript. proph. [dans les Œuvres de saiot Clément], 39, pensée de Tatien. Les juirs du moyen âge cherchaieDt à raire croire aux femmes mariées que les démons dansaient sur leurs cheveux, quand elles en avaient; de \k le précepte de les couper. Chiarini, Théorie du j'udaiime, I, ïST-159,
3. Tertullien, De bapt., 47; saint Jérôme, De viri» ill., 7, L'épisode du xlion baptisé ■ consistait probablement en ce que le lion qui, dans l'amphithéâtre, reTusait de dévorer Tbéc!a, recevait le baptême de celle-ci comme bon chrétien. Saint Ambroise. De Dtrginibua, II, 3. L'origine montaniste de ce roman explique aue Tertullien, qui était de la coterie, en ait eu si vite oOnnais-
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de Thécla^. Bien autrement scabreux et irritant est le roman des saints Nérée et Achillée'; on ne fut jamais plus voluptueusement chaste; on ne traita jamais du mariage avec une plus naïve impudeur. Qu'on lise, dans Grégoire de Tours, la délicieuse légende des deux Amants d'Auvergne ' ; dans les Actes de Jean, le piquant épisode de Drusiana^ ; dans les Actes de Thomas, le récit des Fiancés de VInde ' ; dans saint Ambroise*, l'épisode de la vierge d'Antioche au lupanar; on comprendra que les siècles qui se nourrirent de tels récits purent, sans mérite, se figu* rer avoir renoncé à l'amour profane. Un des mystères le plus profondément entrevus par les fondateurs du christianisme, c'est que la chasteté est une volupté^ et que la pudeur est une des formes de
4. Voir VÉgl. ehrél., p. 5S3. Dans le titre des Actes grecs« Thécla porte le titre de àirooroXôç, pris au féminin. Le latin porte aposlolalu defuncta. Le texte publié par Grabe et Tischendorf diffère peu, ce semble, du texte primitif.
5. Cet écrit, ainsi que la Passio Peiri et Pauli do pseudo* Lin, avec laquelle il a des liens de parenté, parait du iii'siècle.