‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 145 sur 364 · utrope, YllI · texte numérisé non relu

utrope, YllI

3. Fronton, Episi. ad Luc. Ver,, II, 4 ; ad atnieos, I, 6 ; Principia hislorim, p. 206 et suiv. (Naber).

4. Lettre d*Avidius Cassius, dans Vulc. Gall., Vie d'Avidius, 44, et en général toute cette vie.

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ment ; le remplacement et l'mrôlement des barbares avaient entièrement chuigé le caractère de la légion*; Bans doute le christianisme soutirait déjà le meilleur des forées de l'État. Quand on songe qu'& cAté de cette décrépitude s'agitaient des bandes sans patrie, paresseuses au travfùl de la terre, n'aimant qu'à tuer, ne cherchant que bataille, fût-ce contre leurs eengénères *, il était clair qu'une grande substitution de races aurait lieu. L'humanité civilisée n'avait pas encore assez dompté le mal pour pou^ vfflr s'abandonner au rave du progrès par la pai^ et

la moralité.

Marc^Aurèle, devant cet assaut colossal de toute la barbarie, fut vraiment admirable. Il n'aimait pas la guerre et ne la faisait que malgré lui t mais, quand il fallut, il la fit bien; il fut grand capitaine par devoir. Upe effroyable peste se joignit à la guerre. Ainsi éprouvée, la société romaine lit appel à toutes ses traditions, à tous les rites; il y eut, comme d'ordinaire à la suite des ûéiuix, une réaction en faveur de la religion nationale. Marc-Aurèle s'y prêta. On vit le bon empereur présider lui-même en qualité de grand pontife aux sacrifices, prendre un fer dejave-

faudet, Compté! rntduê tU l'Ao, de* êe. mot. elpot., «Mm., p. 47>etaulv.

Mon Casgii», LXXI, K.

[An m] 1IARC-AURËI.B. 955

lot dans le temple de Mars, le plonger dans le sang, le lancer vers le point du ciel oii était Tennemi ^ On arma tout, esclaves, gladiateurs, bandits, diogmites (agents de police) ; on soudoya des bandes germaniques contre les Germains; on fit argent des objets précieux du garde-meuble impérial, pour éviter d'établir de nouveaux impôts,

Ia viQ de Marc^Aurèle presque entière se passa désorrpais dians la région du Danube, & Camonte* près de Vienne, ou k Vienne (nème, sur les bords du Gr*n, en Hongrie, parfois h Sirmium \ Son ennui était immense} mais il savait vaiDcre son ennui. Ces insipides campagnes contre les Qi^ades et les Marcomans firent très bien conduites ; le dé^ goût qu'il en éprouvait ne Tempéchait pas d*y mettre Tapplici^tion la plus consciencieuse. L'armée Tainaait et Qt parfs^itement son devoir. Modéré môme envers les ennemis, il préféra un plan de campagne long, mais sûr, à des coups foudroyants ; il délivra complètement la Pi9tnnonie, repoussa tous les barbares sur la rive gauche du Danube, fît même de grandes pointes au del2t de ce fleuve, et pratiqua ppudem-

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