Pensées, IV
[An 474] IIARG«>ADRÈLE« S&O
lation lui devint encore plus nécessaire. Il avait passé cinquante ans; la vieillesse était chez lui prématurée. Un soir, toutes les images de sa pieuse jeunesse remontèrent en son souvenir, et il passa quelques heures délicieuses à supputer ce qu*il devait à chacun des êtres bons qui l'avaient entouré S
Exemples de mon aleui V6rus: douceur des mœurs, patience inaltérable.
Qualités qQ*on prisait dans mon père, souvenir qu'il m'a laissé : modestie, caractère mâle.
Souvenir de ma mère : sa piété, sa bienfaisance; pureté d^âme qui allait jusqu'à s'abstenir, non seulement de faire le mal, mais môme d'en concevoir la pensée; vie frugale et qui ressemblait si peu au luxô des riches <»
Puis lui apparaissent tour à tour Diognète, qui lui inspira le goût de la philosophie et rendit agréables à ses yeux le grabat, la couverture consistant en une simple peau et tout Tappareil de la discipline hellénique ; Junius Rusticus, qui lui apprit à éviter toute affectation d'élégance dans le style et lui prêta les Entretiens d'Épiclète*; Apollonius de Chalcis, qui réalisait l'idéal stoïcien de Textrême fermeté et