‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 16 sur 364 · l)ion Cassiud, LXXI · texte numérisé non relu

l)ion Cassiud, LXXI

). Hérodien, I, %.

3. Pour la discussion des hiâloriens origlnaiii« Toif mes Mé* langes hiitariquêi, p. 471 et suiv.^ et Noël Desvergers, E$$ai sur Maro-AurêU (Paris, 4860). Pour les lois, voir Hœnel. Corpus legum, p. 444 eisoiy.

» ORIGINES DU CHRISTIANISMB. (Au 101)

prince, qui ne fit jamais la moindre concession h la fausse popularité, fut adoré du peuple *. Il était démocrate dans le meilleur sens du mot. La vieille aristocratie romaine lui inspirait de t'antipaiiiie'. Il ne regardait qu'au mérite, sans égard pour la naissance, ni même pour l'éducation et les manières. Comme il ne trouvait pas dans les patriciens les sujets propres b seconder ses idées de gouvernement sage, il appelait aux fonctions des hommes sans autre noblesse que leur honnêteté.

L'assistance publique, fondée par Nerva et Trajan, développée par Antonin, arriva, sous Marc- Aurèle, au plus haut degré qu'elle ait jamais atteint. Le principe que l'État a des devoirs en quelque sorte paternels envers ses membres (principe dont il faudra se souvenir avec gratitude, même quand on l'aura dépassé), ce principe, dis-je, a été proclamé pour la première fois dans le moade au ii* siècle. L'éducation des enfants de condition libre était devenue, vu l'insuffisance des mœurs et par suite Jes principes économiques défectueux sur lesquels :eposait la société, une des grandes préoccupations

1. Jules CapiUlio, Ant. Phil., 18, 49 ; cf. FronUin, Bpi$t. ad V. Cœi; IV, ^ï^,ad Ant. imp., T, S. La haine contre Commode rint, en partie, de l'amour qu'on avait pour son père. Voir mes Vélanget, p. 193.

S. Ptmiet.l, 3, 11.

fAn 161] MARG-AURÈLB. ti

des hommes d'État. On y avait pourvu, depuis Trajan, par des sommes placées sur hypothèque et dont les revenus étaient gérés par des procurateurs^. Marc-Aurèle fit de ces procurateurs des fonctionnaires de premier ordre ; il les choisissait avec le plus grand soin parmi les consulaires et les préteurs, et il élargit leurs pouvoirs*. Sa grande fortune' lui rendait faciles ces largesses bien entendues. Il créa lui-même un grand nombre de caisses de secours pour la jeunesse des deux sexes ^t L'institut des Jeunes Faustiniennes remontait à Ântonin *• Après la mort de la seconde Faustine, Marc-Aurèle fonda les Nouvelles Faustiniennes^. Un élégant basrelief nous montre ces jeunes filles se pressant autour de l'impératrice, qui verse du blé dans un pli de leur robe ^.

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