Inscription de Pectorius; voir ci-après, p
3. Bulliot, Essai hist. sur l'abbaye de Saint-Marlin d'Aulun, p. 47-60; E. Montet, Légende d'Irënée, p. 46-«l. Voir l*ÉyL chréL, p. 470.
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grecque de Lyon, et non à la grande cvangélisation latine de la Gaule au m* et au tv* siècle*.
Ainsi, de Smyrne jusqu'aux parties inaccessibles de la Gaule, s'étendait un sillon de forte activité chrélienne*. La communauté lugduno-viennoise était liée par une correspondance active avec les Églises mères d'Asie et de Phrygie. Les facilités qu'offrait la navigation du Rhdne servaient à la prompte importation de toutes les nouveautés; tel Évangile de récente fabrique*, tel système fraîchement éclos de la subtilité alexandrine, tel charisme mis à la mode par les sectaires d'Asie Mineure, étaient connus à Lyon ou à Vienne presque au lendemain de leur apparition. L'imagination vive des habitants était un véhicule plus puissant encore. Un mysticisme exalté, une délicatesse de nerfs allant jusqu'à l'hystérie, une chaleur de cœur capable de tous les sacrifices, mais susceptible aussi d'amener tous les égarements, étaient le caractère de ces chrétientés gallo-grec-
1. LégeodeB des Bainls Marcel et Talërifin, de saint Bénigne, saint Andoche et aaint SympliorieD. TitlemoDt, Mém., III, p. 3Set suiv., 38et suiv,
2. Le passage II Ttni., iv, 1 0, peut se rapporter â de très anciennes missions en Gaule. Le Codex Sinaîticui porte ik Vi^^i» . Cf. Eaa.,H. £., UI, xiv, 8; Êpipb., li, 11 [note de PetauJ; Théo-
,MIITim.,iy, 10.
Ainsi le Protérangita de Jacques est déjii connu h Lyon, 7. Comp. Eusèbe, V, i, 9, 10, à Proléo., 80, U.
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ques. Le vénérable Pothin, âgé de plus de quatrevingt-dix ans, avait la tâche diflSciie de gouverner ces âmes, plus ardentes que soumises, et qui cherchaient dans la soumission même autre chose que le charme austère du devoir accompli.
Irénée était devenu le bras droit de Pothin, son coadjuteur, si Ton peut s'exprimer ainsi, son successeur désignée Écrivain abondant et controversiste exercé, il se mit, dès son arrivée à Lyon, à écrire en grec contre toutes les tendances chrétiennes différentes de la sienne, en particulier contre Blastus, qui voulait revenir au judaïsme, et contre Florin, qui admettait, avec les gnostiques, un Dieu du bien et un Dieu du mal*. Les doctrines de Valentin, par leur largeur et leur apparence philosophique, gagnaient beaucoup d'adeptes dans la population lyonnaise*. Irénée se fit une sorte de spécialité de les combattre. Aucun polémiste orthodoxe, avant lui, n'avait à ce point compris les profondeurs de la gnose et son caractère antichrétien*.
1 . Eusèbe, H, E,, V, ch. iv, fragment de )a lettre des confesseurs à Ëleuthère.
2. Eusèbe, H. E,, Y, cb. xv et xx. J'ai donné la traduction de la belle lettre à Florin dans Tappendice à la suite de l'Antéchrist, p. 564-565.