‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 166 sur 364 · Voir l'Église chréLj p · texte numérisé non relu

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SW ORIGINES DU CHBISTIAMSHE. [Anl7T)

flots éteroels de la Sophie qui doDoe les tréaors. Reçois l'aJiœentdouxcomLDele miel du Sauveur des saints; mange à ta faim et bois à la soif; tu tiens l'ixen dans les paumes de tes mains.

Le montanisme, comme le gnosticisme, visita la vallée du Rhône et y obtint de grands succès. Du vivant même de Montan, de Priscille et de Maximille, on s'entretint à Lyon avec admiration de leurs prophéties et de leurs dons surnaturels. Sortie d'un monde tout k fait voisin du montanisme', l'Église de Lyon ne pouvait rester indilTérente au mouvement qui entraînait la Phrygie et troublait toute l'Asie Mineure. Les oracles eiïrayants des nouveaux prophètes, les pratiques de piété des saints de Pépuze, leurs brillanis charismes, ce retour des phénomènes surnaturels primitifs de l'&ge apostolique, tant de nouvelles qui arrivaient coup sur coup d'Asie et frappaient de stupeur tout le monde chrétien, ne pouvaient que les émouvoir singulièrement. C'était presque eux-mêmes qu'ils revoyaient dans ces ascètes. Leur Vettius Épagathus ne rappelait-il pas, par ses austérités, les plus célèbres nazirs'? La plupart trou-

ti surtout, dans l'épltre des Églises de Lyon el de : Églises d'Asie, les idées sur leParaclet(Eus.,V,i,11), jlations personnelles, etc.

l'Église chrét., p. 473, 476.

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vèrent donc tout simple que la source des dons de Dieu ne fût pas tarie. Plusieurs membres distingués de rÉglise lyonnaise étaient originaires de la Phrygie ; un certain Alexandre, médecin de profession, qui demeurait dans les Gaules depuis plusieurs années, venait de ce pays. Cet Alexandre, qui étonnait tout le monde par son amour de Dieu et par la hardiesse de sa prédication, semblait favorisé de tous les charismes apostoliques^.

Les Lyonnais, à distance, nous font donc Teffet d'appartenir sous beaucoup de rapports au cercle piétiste d'Asie Mineure. Ils recherchent le martyre, ils ont des visions, pratiquent les charismes, jouissent d'entretiens avec le Saint Esprit ou Paraclet*, conçoivent l'Église comme une vierge*. Un millénarisme ardent*, une préoccupation constante de l'Antéchrist et de la fin du monde* étaient en quelque sorte le sol commun où ces grands enthousiasmes puisaient leur sève. Mais une touchante docilité, jointe à un rare bon sens pratique, mettait la majorité des fidèles de Lyon en suspicion contre le mauvais esprit qui se cachait fréquemment sous ces orgueilleuses singularités.

4. Lettre des Églises de Lyon et de Vienne, dans Eus., V, i,49.

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