‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 168 sur 364 · Eus., //. E., V. ch. ui · texte numérisé non relu

Eus., //. E., V. ch. ui

[An 177] MARC-ÂURÈLK. 301

phrygiens ne pouvait que le toucher ; mais il voyait trop clair dans la théologie chrétienne pour ne pas apercevoir le danger des doctrines nouvelles sur la prophétie et le Paraclet. Il ne mentionne pas les montanistes parmi les hérétiques qu'il combat. Il blâme énergiquement certaines prétentions subversives, sans toutefois nommer leurs auteurs S et les précautions dont il s'entoure montrent bien qu'il ne veut pas mettre les piétistes de Phrygie sur le même rang que les sectes schismatiques. Homme d'ordre et de hiérarchie avant tout, il finit, ce semble, par voir en eux de faux prophètes ; mais il hésita longtemps avant de s'arrêter à cette opinion sévère. Tous les Lyonnais étaient livrés aux mêmes perplexités que lui. Dans leur embarras, ils songeaient à consulter Éleuthère, qui venait, depuis peu, de succéder à Soter sur le siège romain. Déjà Tévêque de Rome était l'autorité à laquelle on demandait la solution des cas difficiles, le conseiller des Églises divisées, le centre où se faisaient l'accord et Tunité.

4. Adv. hœr„ I, xiii, 3; IV, xxxni, 6. Ailleurs, II, xxxii, 4; m, XI, 9; V, VI, 4, Irénée parait ôtre moios défavorable aux nouveaux charismes prophéliqueg.

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