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CHAPITRE XIX

LES MAnTTaa db lion.

Lyon et Vienne comptaient entre tes centres les plus brillants de l'Ëglise de Christ, quand un eiïrovable orage s'abattit sur ces jeunes Églises et nfiit en évidence les dons de force et de foi qu'elles contenaient dans leur sein'.

On était en la dix-septième année du règne de Marc-Aurèle*. L'empereur ne changeait pas; mais l'opinion s'irritait. Les fléaux qui sévissaient, les dangers qui menaçaient l'empire étaient considérés comme ayant pour cause l'impiété des chrétiens. De toutes parts, le peuple adjurait l'autorité de maintenir le culte national et de punir les contempteurs

^. Lettre des Églises de Lyon et de Vienoe, conservée par s dans Eus., V, i-iv. Les indices de chrétiens brûlés à ne sont pas suffisants. Le Blant, huer, chrét., W 548 A. iBèbf, V, proœiD.: Sulpice Sévère, Hist. sacra. II, 3î.

[An 177] UARC-AURÈLE. 303

des dieux. Malheureusement, Tautorité cédait. Les deux ou trois dernières années du règne de Marc* Aurèle furent attristées par des spectacles tout à fait indignes d'un si parfait souverain^.

A Lyon, la clameur populaire alla jusqu'à la rage. Lyon était le centre de ce grand culte de Rome et d'Auguste, qui était comme le ciment de l'unité gauloise et la marque de sa communion avec l'empire. Autour du célèbre autel situé au confluent du Rhône et de la Saône-, s'étendait une ville fédérale, composée des délégués permanents des soixante peuples de la Gaule, ville riche et puissante, fort attachée au culte qui était sa raison d'être'. Tous les ans, le 1®' août, le grand jour des foires gau-

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