Celse, dans Orig., VII, 40; VIII, 38, 53, 58, etc
5. L'emplacement de Tautel est fixé avec certitude sur la colline Saint^Sébastien, vers Tendroit où la pente de la Croix-Rousse devient tout à fait abrupte, soit près du chevet de l'église Saint- Polycarpe, au sommet du dos d'âne de la rue du Commerce, plus près du Rhône actuel que de la Saône (là furent trouvées les tables de Claude) ; soit, comme on incline maintenant à le croire, à l'ancien Jardin des Plantes. Le confluent du Rhône et de la Saône était autrefois au pied de la colline, à la place des Terreaux. Voir Aug. Bernard, le Temple d* Auguste, Lyon, 4863; Léon Renier, Martin-Daussigny, Allmer, divers mémoires; Revue crit.j 42 juillet 4879, p. 34 ; Allmer, Revue épigr,, 4878, p. 2-5, 44-43, 25-26,64-64, 89-94.
3. Rappelons que la colonie romaine avait son centre à Fourvières. La ville syro-asiate et chrétienne devait être dans les lies du confluent, vers Âthanacum (Ainai). Voir l'Église chrétienne, p. 475.
804 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 177]
loisesS et jour anniversaire de la consécration de i*autel, des députés de la Gaule entière s*y réunissaient. Cétait ce qu'on appelait le Concilium Galliarum, réunion sans grande importance politique, mais d'une haute importance sociale et religieuse'. On célébrait des fêtes qui consistaient en luttes d'éloquence grecque et latine et en jeux sanglants '•
Toutes ces institutions donnaient beaucoup de force au culte national. Les chrétiens» qui ne pratiquaient pas ce culte, devaient paraître des athées, des impies. Les fables, universellement admises sur leur compte, étaient répétées et envenimées. Ils pratiquaient, disait-on, des festins de Thyeste, des incestes à la façon d'CEdipe. On ne s'arrêtait devant aucune absurdité; on alléguait des énormités impossibles à décrire, des crimes qui n'ont jamais existé^. Dans tous les temps, les sociétés secrètes affectant le mystère ont provoqué de tels soupçons*. Ajoutons que les désordres de
4. D'Ârbois de JubaiDvillef Comptes rendus de l'Acad. des se. morales elpoL, sept. 4880.
2. Aug. Bernard, le Temple d'Aug, et la Nalionaliié gauloise, précité (réserves de M. de Barthélémy, Paris, 4864).
3. Strabon, IV, m, 2; Tite-Live, Èpit., cxxxvu; Suétone, Calig., 20; Claude, 2. Des inscriptions marquaient la place des délégués de chaque cité gauloise. Âug. Bernard, ouvrage cité.
4. Gomp. Tertuilien, ApoL, 7, 8. Minucius Félix, 8, 9; les Actes de saint Épipode, de saint Pollion. *