Ibid., I
[Ad 178] HABC-AURËLE. 361
conviction ardente <• Ils se raillent des dieux im* puissants, qui ne savent pas venger leurs injures. Mais le dieu suprême des chrétiens a-t-il vengé son fils crucifié ^ ? Leur outrecuidance à trancher des questions où les plus sages hésitent est le fait de gens qui ne visent qu'à séduire les simples '• Tout ce qu'ils ont de bon, Platon et les philosophes l'ont mieux dit avant eux ^. Les Ecritures ne sont qu'une traduction, en style grossier, de ce que les philosophes, et particulièrement Platon, ont dit en un style excellent *.
Gelse est frappé des divisions du christianisme, des anathèmes que les diverses Églises s'adressent réciproquement*. A Rome, où, selon l'opinion la plus vraisemblable, le livre fut écrit, toutes les sectes florissaient. Gelse connut les marcionites^, lesgnosliques*. Il vit bien, cependant, qu'au milieu de ce dédale de sectes, il y avait l'Église orthodoxe, « la grande