Ad AutoL,m, u
î. Ibid., III, 4-B, 45.
3. Lactance {Insiit. div,, V, ch. i") le met avant Tertullien. Saint Jérôme, au contraire, De viris ill.y 58 (cf. 53 et Epist,, 83 ad Magnum, col. 656, Mart.), le met après Tertullien et avant Baint Cyprien ; mais le lien avec Fronton ne permet guère de descendre au-dessous de Marc-Aurèle ou de Commode. C'est, d'ailleurs, Tertullien qui imite Minucius, et non Minucius qui imite Terlullien. Voir Ebert, dans les AbhandL der phiL-hist, Classe der Sachs, Ges. der Wiss., V, 349 et suiv. ; Keim, Celsus, p. 464 et suiv.; Bonwetsch, Die Schr, Tert., p. 21 et suiv. On peut voir des allusions aux massacres de Lyon, dans Oclav,, 29, 33, 37.
890 0RIGINB8 DU CHRISTIANISME. [An flS]
la littérature chrétienne latine, théologiquement inférieure,remportera8ur la littératurechrétienne grecque, par les nuances et la virilité du style. L'auteur» origi^ naîre de Cirta*, demeurait à Rome et y exerçait la profession d'avocat*. Né païen, il avait reçu l'éducation la plus distinguée et avait embrassé le christianisme par réflexion*. Il connaît parfaitement ses classiques, les imite, les copie quelquefois; Cicéron, Sénèque^ Salluste, sont ses auteurs favoris* Parmi ses contemporains, personne n'écrivit en latin mieux que lui. Le livre de son compatriote Fronton le frappa ; il voulut répondre à l'attaque; il le fit, en calquant, ce semble, le style un peu apprêté de l'illustre rhéteur et en lui faisant plus d'un emprunt*. Peut-être aussi avait-il lu l'ouvrage de Celse et le vise-t-il plus d'une fois sans le nommer*.
Un païen instruit, appartenant à la première famille de Cirta, Caecilius Nalalis *, et deux chrétiens,
1» Oclavius, 9, 34. Cirta est notre Goostantine.