‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 225 sur 364 · Octav · texte numérisé non relu

Octav

402 ORIGINES DU CHRISTIANISME. f An 178]

nitésM Tous les hommes sont égaux ; la vertu seule fait la différence entre eux*.

Vaincu par ces arguments, Csecilius, sans laisser à Minucius le temps de conclure, déclare qu*il croit à la Providence et à la religion des chrétiens •. OctaviuSy dans son exposition, est à peine sorti du pur déisme. Il ne mentionne ni Jésus, ni les apôtres, ni les Écritures. Son christianisme n'est pas la vie monacale que rêve le Pasteur : c'est un christianisme d'hommes du monde, qui n'empêche ni la gaietd, ni le talent, ni le goût aimable de la vie, ni la recherche de réiégance du stylet Que nous sommes loin de l'ébionîte ou même du juif de Galilée ! Octavius, c'est Cicéron, ou mieux Fronton, devenu chrétien. En réalité, c'est par la culture intellectuelle qu'il arrive au déisme. Il aime la nature, il se plait à la conversation des gens bien élevés. Des hommes faits sur ce modèle n'auraient créé ni l'Evangile ni l'Apocalypse; mais, réciproquement, sans de tels adhérents, l'Evangile, l'Apocalypse, les épitres de Paul fussent restés les

4. « Yanus error homlDis et inanis cultuB digoitatis ($ 37). »

2. « OmDes pari sorte nascîmur, sola virtute distinguimur. > [Ibidem.]

3. C'est là probablement ane fiction de Tauteur ; les inscriptions de Gonslantine, en effet (v. ci>dessus, p. 390-391, note), nous montrent Gsecilius ou son fils remplissant des devoirs païens

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