Busèbe, H. E., V, xxviu
4U ORIGINES DD CHRISTIANISME. {Lu ITT]
proclamer l'infaillibilité du pape se reconnaît, dès la fin du n* siècle, h. des signes déjà certains. L'ouvrage dont fit partie le Tragment connu sous le nom de Canon de HNratori, écrit h. Rome vers 180, nous montre déjà Rome réglant le Canon des Églises, donnant pour base à la catholicité la Passion de Pierre, repoussant également le monlanisme et le gnosticisme *. Les essais de symboles de foi commencent aussi, dans l'Église romaine, vers ce temps*. Irénée réfute toutes les hérésies par la foi de cette Ëglise, « la plus grande, la plus ancienne, la plus illustre ; qui possède, par une succession continue, la vraie tradition des apôtres Pierre et Paul ; à laquelle, & cause de sa primauté*, doit recourir le reste de l'Église n. Toute Église censée rondée par un apôtre avait un privilège; que dire de l'Église que l'on croyait avoir été fondée par les deux plus grands apôtres h. la fois?
Cette préséance de l'Église de Rome ne fit que grandir au lu' siècle. Les évoques de Rome montrè-
t. Lignes 36 etgaiv., TOetsuiv.; 73 et saiv.; BOetsniv. Voir Credoor (Volkmar), G*»eh~ dot naU. Katum, p. 3i1 et aaiv. ; Hesse, Dos tnuralori'sche Fragment (Gieeseo, 1873}; Harnïck, iam\»ZeiUchriftfûrK. G.. III (1S7S), p. SSSetsuir.
Caspari, Qutllen zjtr GmcA. dei TaufsynboU vnd dgr ïen«r«9eJ, quatre parties (Christiinia, 1866-tS79); Gebh. et , Paires apoU., 1, ii, édit. ait., p. 445 et suiv. t Propier potiorem principal ilatem >, Iréoée, III, ui, %.
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rent une rare habileté, évitant les questions théologiques, mais toujours au premier rang dans les questions d'organisation et d'administration. Le pape Corneille conduit tout dans l'affaire du novatianisme ; on l'y voit, en particulier, destituer les évoques d'Italie et leur donner des successeurs \ Rome était aussi l'autorité centrale des Églises d'Afrique ^ Âurélien, en 272, juge que le véritable évêque d'Antioche est celui qui est en correspondance avec l' évêque de Rome \ Quand est-ce que cette supériorité de rÉglise de Rome souffre une éclipse? Quand Rome cesse d'être en réalité la capitale unique de l'empire, à la fin du m* siècle ; quand le centre des grandes affaires se transporte à Nicée, à Nicomédie, et surtout quand l'empereur Constantin crée une nouvelle Rome sur le Bosphore. L'Eglise de Rome, depuis Constantin jusqu'à Charlemagne, est en réalité déchue de ce qu'elle était au ir' et au m'' siècle. Elle se relève plus puissante que jamais quand, par son alliance avec la maison cariovingienne, elle devient, pour huit siècles, le centre de toutes les grandes affaires de l'Occident.
4, Lettre de Corneille daos ËU3«» H, E., VI, xlih, 8, 40. t. Tertullien, Prœscr., 24 ; saint Cyprien, Epi$i,, 5«, 55, 74, 75 (Firmilien).