‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 238 sur 364 · ma,, IV, xiii. S · texte numérisé non relu

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433 ORIGINES DD CHRISTIANISME. (âb 179j

juives et la famille de Jésus était très développé, évidemment d'après des renseignements particuliers. Bégésippe, dont la langue maternelle était l'hébreu, et qui ne reçut pas d'éducation hellénique, avait la crédulité d'un tatmudiste. Il ne reculait devant aucune bizarrerie. Son style paraissait aux Grecs simple et plat, sans doute parce qu'il était calqué sur l'hébreu, comme celui des Actes des Apôtres. Nous en avons un curieux spécimen dans ce récit de la mort de Jacques*, morceau d'un ton si singulier qu'on est tenté de croire qu'il a été emprunté h un ouvrage ébionite écrit en hébreu rythmé.

Rien ne ressemblait moins cependant à un sectaire que le pieux Bégésippe. L'idée de catholicité tient dans son esprit autant de place que chez l'auteur des épitres pseudo-ignatiennes. Son but est de prouver aux hérétiques la vérité de la doctrine chrétienne, en leur montrant qu'elle s'enseigne uniformément dans toutes les Églises, et qu'elle y a toujours été enseignée de la même nianière depuis les apôtres. L'hérésie, h partir de celle de Thébuthis (?), est venue d'orgueil ou d'ambidoD '. L'Égliae ro-

Eus., II, ch. XxiH, La circonstance ksi fn oùtcQ i arnX* fUm I vaô g 18) semble provenir d'un document écrit avant

>ans Eua., IV, xxii, 6.

[An 479] HARG-AURÈLE. 4»

maine, en particulier, a remplacé pour Tautorité la

vieille discipline juive, et créé en Occident un centre

d'unité comme celui que constitua tout d*abord en

Orient Tépiscopat des parents de Jésus, issus comme lui delà race de David*.

On voit que le vieil Ébion était bien adouci. Après Hégésippe, on ne connaît plus cette variété du christianisme, si ce n*est au fond de la Syrie. Là, Jules Africain, vers 215, trouve encore des Nazaréens primitifs et reçoit d'eux des traditions fort analogues à celles dont vécut Hégésippe*. Ce dernier souffrit des progrès ou, pour mieux dire, du rétrécissement de Torthodoxie. On le lut peu, on le copia moins encore» Origène, saint Hippolyte ignorent son existence. Seuls, les curieux d'histoire comme Eusèbe le connurent, et,

de ces pages précieuses, celles-^là furent sauvées que les chronographes plus modernes insérèrent dans

leurs récits *.

Un autre signe de maturité e$t Tépitre adressée

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