‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 242 sur 364 · Ad Diogn · texte numérisé non relu

Ad Diogn

Kl ORIGINES DU CHKISTIANISUE. (Ad 11II|

sur l'explicalion du phénomène qu'il veut présenter comme surnaturel. Le christianisme et l'empire se regardaient l'un l'autre comme deux animaux qui vont se dévorer, sans se rendre compte des causes de leur hoslilité. Quand une société d'hommes prend une telle attitude au sein de la grande société, quand elle devient dans l'État une république* à part, fùt-elle composée d'anges, elle est un fléau. Ce n'est pas saos raison qu'on les détestait, ces hommes en apparence si doux et si bienfaisants. Ils démolissaient vraiment l'empire romain. Ils buvaieot sa force ; ils enlevaient à ses fonctions, à l'armée surtout, les sujets d'élite. Bien ne sert de dire qu'on est un bon citoyen, parce qu'on paye ses contributions, qu'on est aumftnieux, rangé, quand on est en réalité citoyen du ciel et qu'on ne tient la patrie terrestre que pour une prison oii l'on est enchaîné côte h. câte avec des misérables. La patrie est chose terrestre ; qui veut faire l'ange est toujours un pauvre patriote. L'exaltation religieuse est mauvaise pour l'État. Le martyr a beau soutenir qu'il ne se révolte pas, qu'il est le plus soumis des sujets ; te fait d'aller au-devant des supplices *, de mettre l'État dans l'alternative de norsécuter ou de subir la loi de la théocratie est plua

Page 1