IréDée, I, x, 4, 2 ; III, m, 4; it, 2 ; xi ; Y, xx
4tS ORIGINES DD CIIIUSTIAMSME. (An ISO]
paris' 0, disaient les malveillants. — Xeitullicn, d'un autre côté, éciira dans vingt ans : « Nous sommes d'hier, et déjà nous remplissons tous vos cadres, vos cités, vos places fortes, vos conseils, vos camps, vos tribus, vos décuries, le palais, le sénat, le forum ; nous ne vous laissons que vos temples. Sans recourir aux armes, auxquelles nous sommes peu propres, nous pourrions vous combattre en nous séparant de vous ; vous seriez effrayés de votre solitude*, d'un silence qui paraîtrait la stupeur d'un monde mort, d Jusqu'au temps d'Adrien, la connaissance du christianisme est le fait des gens qui sont dans les secrets de la police et d'un petit nombre de curieux *. Maintenant la religion nouvelle jouit de la plus grande publicité. Dans la partie orientale de l'empire, nul n'ignore son existence; les lettrés en par-
I. Hinucius Félix, 9;Colse, voyez ci dessus, p. 369 et suiv. Celse se contredit, selon les besoins de sa polémique, tantôt prénolant les chrétiens comme réduits par les exécutions à un petit nombre de fugiliTs, tantât les adjurant de ne pas persister dans leur absteniion, qui tue la patrie et la livre aui barbares.
S. Apol., 1 , tl , 37, 41 , 42. a. Ad nat., 1,1; Ad Scapuiam, S, 3, i, 6; Ade. Jitdœoi, 13. Cf, Arnobe, I, li. Corrigez ces exngérationsp^rOrigéne. M#aJtA.comm.<ert'M,p.8S7, 3'col., r. Delà rue.
3. Toir«i-des5US, p. Si, S6, 110, les opioioos de Harc-Aurèle, Ëpictète, de Galion, d'Aristide, d'Apulée. Pour Pblégon, voir -igène, Contre Celte, II, 14, 33.
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lent, la discutent, y font des emprunts ^ Loin d'être renfermée dans le cercle juif, la religion nouvelle recueille dans le monde païen le plus grand nombre de ses convertis', et, du moins à Rome, surpasse en nombre l'Eglise juive, d'où elle est sortie '. Elle n'est ni le judaïsme ni le paganisme ; c'est une troisième religion définitive^, destinée à remplacer tout ce qui a précédé.
Les chiffres sont, en pareille matière, impossibles à préciser, et certainement ils différaient beaucoup selon les provinces. L'Asie Mineure continuait d'être la province oii la population chrétienne était le plus dense. Elle était aussi le foyer de la piété. Le montanisme semblait le ferment de l'universelle ardeur qui brûlait le corps spirituel de l'Église. Même, en le combattant, on s'animait de ce qu'il y avait en lui de flamme sacrée. A Hiérapolis et dans plusieurs
4. Ëpictète {Disserl.^ II, ix, 20 et suiv.), Dion Ca3sia8(LXyiI, 4 4) confondent cependant encore les juifs et les chrétiens. Notez môme, dans Lucien, Peregr., 46, ce qui est dit des nourritures défendues. Voir aussi Lampride, C4arac,,h. Les absurdités de Plutarque sur les juifs {Qiuxist, conv,, iy,qu8est. vi) nous surprennent.