II Clem., Il
4. TpiTcv Y<vcç, genus terlium. Pelri et Pauli Prœd., Hilg., p. 58-59; Terlullien, Scorp., 40; Ad nat., I, 8-9; Epist au Di'Ogn,^ 2, 3, 4, 8-9. Voir ci-dessus, p. 424 et suïv. Cf. Comiit* apozL,\\, 24, 25.
450 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An ISOJ
villes de Phrygie*, les chrétiens devaient former la majorité de la population. Depuis le règne de Septime Sévère, Apamée de Phrygie prend sur ses monnaies un emblème biblique, l'arche de Noé, par allusion à son nom de Kibotos*. Dans le Pont, on vit, dès le milieu du m* siècle, des villes détruire leurs anciens temples et se convertir en masse '. Toute la région voisine de la Propontide participait au mouvement. La Grèce proprement dite, au contraire, s'attardait à ses vieux cultes, qu'elle ne devait abandonner qu'en plein moyen âge et presque à contrecœur * .
En Syrie, vers 210, Origène trouve que, par rapport à l'ensemble de la population, les chrétiens sont « très peu nombreux » % à peu près ce qu'on dirait des protestants ou des Israélites à Paris. Quand
4. Voir Saint Paul, ch. xiii. Notez l'inscription Bt» 6attt xsi ^i>caîtt, 6eâ> &<{/î(rr(^, dans Mcuoiïov vriç t(tOLf(. axcXnc, 4880, p. 461 , 469 (Smyrne).
%. Ëckhel, 4'« part., vol. III, p. 430 et suiv. L'explication d'Eckbel a définitivement prévalu et est tenue aujourd'hui pour certaine. Voir De Witte, Gb. Lenormant, dans les Mélanges des PP. Cahier et Martin, t. lU, p. 469 et s'.iv., 499 et suiv.
3. Grég. de Nysse, Vie de Grég, rhaumat., dans le t. III de ses Œuvres, Paris, 4638.
4. Sathas, Docum. relat. à l'hist. de la Gr. au moyen âge, 4 " série, t. ï, p. xi et suiv
6. nàvu axi-yoï.. Orig., Adv. Ce/«., VIll, 69. Ailleurs, Adv. Cels., I, 26, il dit oùx dxî^ci.
La
[An 180] MARG-AURËLB. 4M
Teitullien nous dit : Fiunt non nascinUur chrùtiani S il nous indique par cela même que la génélration chrétienne antérieure avait compté peu d^&mes. L'Église de Rome^ en 251, possède quarante-six prêtres, sept diacres, sept sous-diacres, quarante-deux acolytes, cinquante-deux exorcistes, lecteurs et portiers; elle nourrit plus de quinze cents veuves ou indigents*, ce qui ferait supposer environ trente ou quarante mille fidèles'. A Carthage, vers Tan 212, les chrétiens sont le dixième de la population^. Toute la partie grecque de Tempire comptait des chrétientés florissantes ; il n*y avait pas une ville quelque peu importante qui n'eût son Église et son évêque. En Italie, il y avait plus de soixante évêques; même des petites villes presque inconnues en avaient*.