Dion Cassius, LXXVII, 5J2; Spartieo, Carae
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surtout cette lettre prétendue de Jésus-Christ à Abgar, dont Edesse devait être si fière plus tard ^
Ainsi fut fondée, à côté de la littérature latine des Eglises d'Afrique, une nouvelle branche de littérature chrétienne : la littérature syriaque. Deux causes la créèrent, le génie de Bardesane et le besoin de posséder une version araméenne des livres saints. L'écriture araméenne était depuis longtemps employée dans ces contrées, mais n'avait pas encore servi à fixer un vrai travail littéraire. Des judéo-chrétiens posèrent la base d'une littérature araméenne en traduisant l'Ancien Testament en syriaque *. Puis vint la traduction des écrits du Nouveau; puis on composa des récits apoci7phes. Cette Eglise syrienne, destinée plus tard à un vaste développement, parait avoir
4. y. l'Antéchrist, p. 64-65. Ajoutez G. Phillips, the Doctrine of Addau Londres, 4876 (voy. Revue crit., 6 janv. 4877, p. 5-7; 6 déc. 4880, p. 447-449; Zeitschrifl fur K. G., K, p. 92-94, 494-495); Lipsius, ouvrage cité. Comp. la Ai^axin *A^- ^«îcu dans Lagarde, ReL jur, eccl. ant,, p. 89 et suiv.; Tischendorf, Actaapost. apocr., p. 264 et suiv.; saint Éphrem, Carmina Nisihena, p. 438 (trad. Bickell). La légende de Bérénice (la Véronique; comparez la niTpoviHV) des fables édessiennes, etNicéphore, II, 7) est aussi rapportée à Édesse (Macarius Magnes, dans Pitni, Spic, Soi, I, p. 332-333), et il va peut-être un rapport entre la statue de rhémorrhoïsse et le portrait du Christ que prétendait posséder la ville sainte de Syrie.
«. L'Église chrétienne, p. Î87-Î88 ; Nœldeke, Litt. Central' blatt, 20 nov. 4875.
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renfermé, à œlle époque, les plus grandes variétés, depuis le judéo-chrétien jusqu'au philosophe comme Bardesane et Harmonius.
Les progrès de l'Eglise hors de Tempire romain étaient beaucoup moins rapides. L'importante Église de Bosra ^ avait peut-être des Eglises sulTragantes parmi les Arabes indépendants. Palmyre comptait déjà sans doute des chrétiens*. Les nombreuses populations araméennes soumises aux Parthes embrassaient le christianisme avec l'empressement que la race syrienne montra toujours pour le culte de Jésus*. L'Arménie reçut, vers le même temps, les premiers germes de christianisme, auxquels il est possible que Bardesane n'ait pas été étranger*. On parle de martyrs dans l'Arménie perse dès le i\v siècle '.
Des traditions fabuleuses, avidement accueillies à