‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 261 sur 364 · Moïse de Rhorène, II, 66. Notez dans les Philosophumena · texte numérisé non relu

Moïse de Rhorène, II, 66. Notez dans les Philosophumena

VU, 34, Bsp^idtocvTi; d 'Apfitvtcç.

5. Moïse de Khorène, II, ch. lxxv Uesprit de rivalité des Syriens et des Arméniens a porté ensuite ces derniers à exagérer Tanciennelé de leurs origines et à s'aUribuor Abgar comme un compatriote.

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partir da vf* siècle, attribuèrent aa christiaoisme des conquêtes bien plus lointaines. Chaque apôtre fut censé avoir choisi sa part du inonde pour la convertir. L'Inde surtout, par l'indécision géographique du nom qu'elle porte et l'analogie du bouddhisme avec le christianisme, fit de singulières illusions. On prétendit que saint Barthélémy y avait porté le christianisme et y avait laissé un exemplaire en hébreu de l'Évangile de saint Matthieu. Le célèbre docteur alexandrin Pantœnus y serait retourné sur les traces de l'apôtre et y aurait retrouvé ledit Évangile ^ Tout cela est douteux. L'emploi du mot Inde était extrêmement vague ; quiconque s'était embarqué à Clysma et avait fait la navigation de la mer Rouge était censé avoir été dans l'Inde. L'Iémen était souvent désigné par ce nom *• En tout cas, il ne résulta certainement des voyages de Pantœnus aucune Eglise durable. Tout ce que les manichéens racontèrent des missions de saint Thomas dans l'Inde est fabuleux *, et c*est

4. Eut., M. E., y, X, s, 3. Saint Jérôme, De viris iU., 36, traduit très inezactemeot Euaèbe. Comp. Nicépbore, 17, 3S.

5. ^hèU d xdOeuiilva tùiat^jctnç. Cf. LetroBoe, Mém, de fAcad. de$ inicr., douv. série, t. IX, p. 458 et suiy. ; t. X, p. S35 et suiv. ; Jaum, des Sao,, 484S, p. 665 et suiv.; uonobstaDt Reinand, Joum. aeitU., mai-juin 4863, p. 343 et suiv.

3. Actes de saint Thomas, dans Tischendorf, Ada aposi. apocr,^ p. 490 et suiv. (Le nom du roi Fcuv^c^cfoc a seul de Tau-

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artificiellement que l'on rattacha pius tard à cette légende les chrétientés syriennes qui s'établirent, au moyen âge, sur la côte de Malabar. Peut-être se mêla-t-il à ce tissu de fables quelque confusion de Thomas et de Gotama. La question de rinûuence que le christianisme put exercer sur l'Inde brahmanique et en particulier dans le culte de Krichna ^ est en dehors des limites où nous devons nous arrêter.

thenticité, Reinand, Mënk de VAcad. des inscr.,i. XYIIF, 8« partie, p. 95-96 ; de Gutschmid , Rhein. Mus,, V série, t. XIX, 4864, p. 464 et soiy., 48S). Ayant la rédaction des Actes manichéens, c'est en Partbie qu'on faisait voyager saint Thomas. Origène, dans Eusèbe, E, E., UI, 4 ; Recognit., IX, 29. Saint Jérôme et Socrate suivent cette version, par suite de laquelle on plaça le tombeau de Tapôtre à Édesse. Saint Ëphnem, Carm, lisib,, p. 463 (trad. Bickell, Leipzig, 4866); Germann, DieKirche der Thomaschrislen, Giitersloh, 4877; Lassen, Ind, Alt., II, p. 4449etsuiv., S"* édit.

4. A. Weber, hid, Skizzen, p. 28-29, 87-38, 92 et suiv., et autres travaux de M. Weber. Cf. Barth, Les religions de l'Inde, p. 434 et suiv.

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