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Pensées, X, Î

4G6 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 1MI|

comme celles des Pères de la Tie spirituelle^ aflh de se convaincre, par des déductions inyincibles; de l'universelle vanité:

Pour mépriser le chant, la danse, le pancrace, il su fût de les diviser en leurs éléndènts. Pour la musiquei {iâf exemple, si tu divises chacub des accords en sons; et que tu te demandes pour chaque son : « Est-ce là ce qui te charme? » il n'y a plus de charme. De môme, pour la danse, divise le mouvement en altitudes. De même poiir le pancrace. En un mot, t)our tbut ce qili ti'ëst {jas la tëhtù, réduis l'objet à ce qui le compdse en dernière analj'se; et, par cette division, tu arriveras à le mépriser. Applique ce procédé à toute la vie *.

Ses prières étaient d'ùrte humilité, d'une résigdation toute cHrétientife * :

Seras-tu donc enfin un jour, ô mon âme, bonne, simple, parfaitement une, nue, plus diaphane que le fcdrps dldiëriel qui t'enveloppe? Quand pourras-tu goûter {jleinement la joie d'aimer toute chose? Quand seras-tu satisfaite, indépendante, sans aucun désir, sans la moindre nécessité d'un être vivant ou inanimé pour tes jouissances? Quand n'auras-tu besoin ni dii temps pour prolohgèr teë Jilaisifô, ni de Tespace, ni du lieu, ht de la séréilité deâ dont climats, ni même de la concorde des humains? Quand seras-tu heureuse de ta condition actuelle, contente des biens présents, persuadée que tu as tout ce que tu dois avoir, que tout est bien en ce qui te (concerne, qiie tout te

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