Lampride, Héliog., 4 ; Yopiscus, Aurélien
406 ORIGINES DU CnRISTIANISME. [An 180]
Aurèle, honorée de tous, que Caracalla fit tuer*, assistaient obscures & une orgie qui formait avec leurs souvenirs de jeunesse un si étrange contraste. Les provinces et surtout les provinces d*Orient, bien plus actives et plus éveillées que celles de TOccident, prenaient définitivement le dessus. Certes Héiiogabale était un insensé; et cependant sa chimère d*un culte monothéiste central, établi à Rome et absorbant tous les autres cultes*, montrait que le cercle étroit des idées antonines était bien brisé. Mammée et Alexandre-Sévère iront plus loin; pendant que les jurisconsultes continuent de transcrire avec la quiétude de la routine leurs vieilles et féroces maximes contre la liberté de conscience*, Tempereur syrien et sa mère s'instruiront du christianisme, lui témoigneront de la sympathie^. Non content