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Hérodien, nr

2. c Ne quis HomsB deus nisi Heliogabalas coleretar; dicebat / praeterea Judœorum et Samaritanorurn religiones et ebristianain devotionem illuc transferendam, ut omnium culturarum secrelum Heliogabali sacerdotium teueret. t Lampride, Héliog,, 3, 6, 7, 8.

Cf. Dion Cassius, LXXIX, 44. 42; Hérodien, V, v, 7 et suiv.; VI, 3 et suiv.

3. Paul, Seniml,, V, xxi, 2 : « Qui Dovas et usu vel ralione incognitas religiones inducunt, ex quibus animi hominum moveantur, bonestiores deportanlur, humiiiores capile puniuntur. » Le De officio proconstUis d'Uipien contenait tout Tancien arsenal contre les chrétiens. Cf. Lactance, InstiL, V, cb. xi et xii.

4. Eusèbe, VI, xxi, 3, 4; cf. saint Jér., De viriê ilL, 54. Eusèbe

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d'accorder la sécurité aux chrétiens, Alexandre introduit Jésus dans son laraire, par un éclectisme touchant. La paix semble faite, non comme sous Constantin, par l'abaissement d*un des partis, mais par une large réconciliation ^

Il y avait certes, dans tout cela, une audacieuse tentative de réforme, rationnellement inférieure à celle des Antonins, mais plus capable de réussir; car elle était bien plus populaire, elle tenait plus de compte de la province et de TOrient. En une telle œuvre démocratique, des gens sans ancêtres comme ces Africains et ces Syriens avaient plus de chances de succès que des gens raides et d'une tenue irréprochable, tels que les empereurs aristocrates. Mais le vice profond du système impérial se révéla pour la dixième fois. Alexandre-Sévère fut assassiné par

De dit pas que Mammée se soit faite chrétienne. Orose, Gedrenus, le Syncelle, Vincent de Lérins, Aboulfaradj ne savent rien de plas qu'Ëusèbe ; mais ils faussent son lexle et l'exagèrent. Les monnaies au type de Mammée sont toutes païennes. De WiUe, Du christ, de quelques imp,, p. 7.

4. Lampride, Alex.-Sev., S3, %%, S9; Eusèbe, H, E., YI, ch. XXVIII. Voir la série des bustes d'empereurs au Musée du Capilole. Notez rairdoux et borné d'Alexandre-Sévère etdesJuIies; une première impressicm du christianisme est déjà sensible. Sur Torpacion et les chrétiens de Tentourage des Sévères, voir Tert., Ad Scap., 4, et les faits groupés par M. de Geuleneer, Mémoires couronnés de TAcad. do Bruxelles, t. XL1H (1880), p. 201 et smiv.

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les soldats le 19 mars 235, II fut clair que l'armée ne pouvait plus souffrir que des tyrans. L'empire était tombé successivement de la haute noblesse romaine aux ofliciers de province; maintenant, il passe aux sous-ofliciers et aux soldats assassins. Tandis que, jusqu'à Commode, les empereurs tués sont des monstres intolérables, à présent, c'est le bon empereur, celui qui veut ramener quelque discipline, celui qui réprime les crimes de l'armée, qui est sûrement désigné pour la mort.

Alors s'ouvre cet enfer d'un demi-siècle (235- 284), où sombre toute philosophie, toute civilité, toute délicatesse. Le pouvoir à l'encan, la soldatesque maîtresse de tout, par moments dix tyrans à la fois, le barbare pénétrant par toutes les fissures d'un monde lézardé, Athènes démolissant ses monuments anciens pour s'entourer de mauvais murs contre la terreur des Golhs. Si quelque chose prouve combien Tenipire romain était nécessaire par raison intrinsèque, c'est qu'il ne se soit pas totalement disloqué dans cette anarchie, c'est qu'il ait gardé assez de souffle pour revivre sous la puissante action de Dioclétien et fournir encore une course de deux siècles. Dans tous les ordres, la décadence est effroyable. En cinquante ans, on a oublié de sculpter ^ La littérature latine cesse corn-

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