Rossi, BulleUino, 4865, p
que le préliminaire ^ Il était administré par une triple immersion y dans une pièce à part, près de l'église; puis l'illuminé ' était introduit dans la réu* nion des fidèles. Le baptême était suivi de Timpasition des mains, rite juif de l'ordination du rabbinât. C'était ce qu'on appelait le baptême de FËsprit ; sans luîy le baptême de l'eau était incomplet '» Le baptême n'était qu'une rupture avec le passé; c'était par l'imposition des mains qu'on devenait réellement chrétien. Il s'y joignait des onctions d'huile, origine de ce qu'on appelle maintenant la confirmation, et une sorte de profession de foi par demandes et par réponses ^ . Tout cela constituait le sceau définitif, la sphragis*. L'idée sacramentelle, Veœ opère operato^ le sacrement conçu comme une 80i*te d'opération ma*
4. Talm. deBab., Jebamoth, 46a et suiv.; Schahbath, 435a', Talm. de Jéitis., Kidduschin, lu, 44; Massékei Gérim, Kirchheim, eh. i, p. 38 ; cfa. ii, init.
%, ô f MTtodtcç, Justin, ApoL I, 65.
3. Matth.y ui, 44 ; Marc, i, 8; Luc, lu, 46 ; Jean, i, S6, 31 , 33; m, 5; AcL, i, 5; vm, 46, 47, 39; xi, 46; Justin, Dial., 29; Ter* UillieD, De haptUmo, 6.
4. Denys de Cor., daos Eus., ^. E., VU, ix, % ; Tertullien, De cofv 3; De reiurr, camis, 8, 48. Voir Gaspari, Quellen zur Gesch, des TaufsymboU, Christiania, 4 volumes, 4866, 4869, 4875, 4879; Gebh. el Harn., Pair. aposL, I, ii, edft. ait., p. 445 et suiv.; Siouffi, Relig, des 8ovbb<^, p. 80.
5. Clém. d'Alex., Slrom,^ H, 3. Cf. Gebhardt et Harnack, Pair, apost, I, i, p. 4t4-4SS, note; Labbe, Ome.j fl, 95S.
gique, devenait ainsi une des bases de la théologie chrétienne. Au in* siècle, une espèce de noviciat au baptême, ie caléchuménat, s'établit; le fidèle n'arrive au seuil de l'église qu'après avoir traversé des ordres successifs d'initiation. Le baptême des enfants commence à paraître vers la fin du ii* siècle. Il trouvera jusqu'au rv* siècle des adversaires décidés*.
La pénitence était déjà réglée à Rome vers le temps du faux Hermas^ Cette institution, qui supposait une société si fortement organisée, prit des développements surprenants*. C'est merveille qu'elle n'ait pas fait éclater l'Eglise naissante. Si quelque chose prouve combien l'église était aimée et l'intensité de joie qu'on y trouvait, c'est de voir à quelles rudes épreuves on se soumettait pour y rentrer et regagner parmi les saints la place qu'on avait perdue. La confession ou l'aveu de la faute, déjà pratiquée par les juifs*, était la première condition de la pénitence chrétienne.
Jamais, on le voit, le matériel d'un culte ne fut plus simple. Les vases de la Cène ne devinrent sacrés que lentement. Les soucoupes de verre qui y