‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 297 sur 364 · Marc, ix, 38 ; ICor,, xii · texte numérisé non relu

Marc, ix, 38 ; ICor,, xii

s» ORIGINES DU CHBISTIANISUE.

faux dieux n'étaient que des démons, le pouvoir de chasser les démons impliquait le pouvoir de démas* quer les faux dieux *. L'exorciste encourait ainsi l'accusation de magie, qui rejaillissait sur l'Église tout entière'.

L'Église orthodoxe vit le danger de ces dons spirituels, restes d'une puissante ébullition prinnitive, que l'Église devait discipliner, sous peine de n'être pas. Les docteurs et les évéques sensés y étaient op> posés; car ces merveilles, qui ravissaient l'absurde Tertullien, et auxquelles saint Gyprien attache encore tant d'importance, donnaient tieu à de mauvais bruits, et il s'y mêlait des bizarreries individuelles dont l'orthodoxie se défiait*. Loin de les encourager, l'Égtise es charismes de suspicion, et, au m* siècle, paraître, ils devinrent de plus en plus rares, irent plus que des faveurs exceptionnelles, . présomptueux seuls se crurent honorés*, fut condamnée'. L'évéque devient déposi-

. Félii, 17; Athânag., f.eg., S6 ; AcU$ de saint Pione, ; Cyprien, De idol. van., 7; Ad Demetrianuin, IB; RuflD, Théodoret, el£.

i; Contre CeUe, ï, Bi VI,39;VII,i; Tertullien, Jd Le BlaDt, mém. cité.

;ëne, Contre Celie. VI, 3S; VIII, 60; f^usèbe, B. E., amascius, Vie d'Itidore, 56.

gène. Contre Celte, VIE, 8.

Page 1