Mansi, Candi., I
2. Lettre du pape Corneille, dans Eus., //. E., Vf, xuu, 44; Gilles Boucher, Cycl.j p. 247; Baronius, an H 2, § Q^
À34 OHIGIiNES DU CtlRISTIANISMB.
inscrits sur ses matricules {matriculariiy . Ils remplissaient les plus bas ofQces, comme de balayer, plus tard de sonner les cloches, et vivaient avec les clercs du surplus des offrandes de pain et de vin. Pour les ordres élevés du clergé, le célibat tendait de plus en plus à s'établir; au moins, les secondes noces étaient interdites*. Les montanistes arrivèrent vite à prétendre que les sacrements administrés par un prêtre marié étaient nuls. La castration ne fut jamais qu'un excès de zèle, bientôt condamné*. Les sœurs compagnes des apôtres^, dont l'existence était établie par des textes notoires, se retrouvent dans ces sousintroduites, sortes de diaconesses servantes, qui furent Torigine du concubinat avoué des clercs au moyen âge*. Les rigoristes demandaient qu'elles fussent
4, C'est l'origine du mot marguillUr. Voir Martigny, au mot matricula; Du Gange, au mot matrictUarius, Cf. saint Jérôme, Episl. ad Innocentium, col. 26« Mart.
%. Philos., IX, 42, p. 458-460, Duncker et Schneidewin.
3. Le célibat s'appelait souvent lOvouxta. Malth., xix, 42; Athénag., Leg,, 33; Clém. d'Alex., Strom,, III, 42; ConslU. aposL, VIII, 40. Notez le <nf«^Mv irptaSuripcç dans Philos., IX, 42, p. 456. Voyez ci-dessus, p. 200, note 5; conc. de Nicée, canon 4; Bunsen, AnaL anle-nic, II, p. 4 0-4 4. Tertullien veut que les apôlres aient tous été continentes ou spadones,