‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 300 sur 364 · I Cor., IX · texte numérisé non relu

I Cor., IX

5. Eus., H. E., VII, XXX, 42 etsuiv.; Tertullien, De virg. veL, 44; Pseudo-Clément, Epist. de virgin.,i^ 40; ii, 1-6; Cypr., Epist., 62 ; Hefele, ConciL, 1, p. 4 38, 206, 363; traité De singul.

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voilées^ pour prévenir les sentiments trop tendres que pouvait faire naître chez les frères leur ministère de charité ^

Les sépultures deviennent» dès la fin du n* siècle» une annexe de Téglise et l'objet d'une diaconie ecclésiastique* Le mode de sépulture chrétienne fut toujours celui des juifs^ l'inhumation, consistant à déposer le corps enveloppé du suaire dans un sarcophage^ en forme d'auge» surmonté souvent d'un arcosolium. La crémation inspira toujours aux fidèles une grande répugnance'. Les mithriastes et les autres sectes orientales partageaient les mêmes idées et pratiquaient» à Rome, ce qu'on peut appeler le mode syrien de sépulture. La croyance grecque à l'inmiortalitéde l'âme conduisait à l'incinération; la croyance orientale en la résurrection amena l'enterrement. Beaucoup d'indices portent à chercher les plus anciennes sépultures chrétiennes de Home vers saint Sébastien, sur la voie Âppienne. Là se trouvent les

olericorum, entier; saint Jérôme, Epist., ad Rust., col. 774 (Mart.). Cf. Saint Paul, p. 283, 984. Voir le touchant épisode de Leontios et d'Euslolium. Socrate, H. E., II, «6; Théodoret, H, E., II, 84; Âthanase, ApoL, c. xxvi; HUi, arian., c. xxviu. Voir Bunsen, op. du, II, p. 5 et suiv.

4. Tertuilien, De mrg, veL, 44. « Facile virgines fraternitas sascipit. »

5. Pseudo-Phocylide, vers 99 et suiv., Bernays, p. vn et sui?.; Minucius Félix, 44» 34.

cimetières juifs et mithriaques^ On. croyait que les corps des apôtres Pierre et Paul avaient séjourné en cet endroit, el c'était pour cela qu'on rappelait Catatumbas, « aux Tombes* »•

Vers le temps de Marc-Aurèie, un changement grave se produisit. La question qui préoccupe les grandes villes modernes se posa impérieusement. Autant le système de la crémation ménageait Tespace consacré aux morts, autant l'inhumation à la façon juive, chrétienne, mithriaque, immobilisait de surface. Il fallait être assez riche pour s'acheter, de son vivant, un loculus dans le terrain le plus cher du monde, à la porte de Rome. Quand de grandes masses de population d'une certaine aisance voulurent être enterrées de la sorte, il fallut descendre sous terre. On creusa d'abord à une certaine pro-

4. Les iDscriplioDS chrétiennes des catacombes ne remontent qu'au commencement du m* siècle. Les inscriptions plus anciennes qu'on y rencontre ne sont pas chrétiennes; elles ont été apportées dans les catacombes au iv« siècle, avec tant d'autres matériaux étrangers pour le scellage des loculi. L'inscription censée de 74 (n« 4 de Rossi) est d'un christianisme douteux. Le n<» S ne compte pas. Le n* 3 n'a pas appartenu d'abord aux catacombes. De là, on saute à l'an 204, et il s'en faut encore que Ton soit sur un terrain sûr. En somme, Tintérèt des catacombes se rapporte surtout au 111* siècle. Oq peut faire une exception pour la catacombe de Domitilla (de Rossi, Bail., 4865, p. 33 et suiv., 489 et suiv.) ; mais le caractère primitif de ce monument est très incertain.

1 Voir V Antéchrist, p. 49S, 493, note.

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fondeur pour trouver des couches de sable suffisamment consistantes ; là, on se mit à percer horizontalement, quelquefois sur plusieurs étages, ces labyrinthes de galeries dans les parois verticales desquelles on ouvrit les loculi. Les juifs S les sabaziens, les mithriastes*, les chrétiens adoptèrent simultanément ce genre de sépulture, qui convenait bien à l'esprit congréganiste et au goût du mystère qui les distinguaient. Mais, les chrétiens ayant continué ce genre de sépulture pendant tout le iii% le iv^ et une partie du v* siècle, l'ensemble des catacombes des environs de Rome est, pour sa presque totalité, un travail chrétien. Des nécessités analogues à celles qui firent creuser autour de Rome ces vastes hypogées en produisirent également à Naples, à Milan, à Syracuse, à Alexandrie.

Dès les premières années du m* siècle, nous voyons le pape Zéphyrin confier à son diacre Calliste le soin de ces grands dépôts mortuaires'.

4. Catacombe juive de la VigDa Randanini, près Saint-Sébastien. Les loculi Y sont disposés comme les kokim des sépultures juives de Palestine, c'est-à-dire en guise de fours, avec des sarcophages. La catacombe juive de la Porta Portese est perdue. Une troisième se trouve très près de l'église Saint-Sébastien. Toutes ces catacombes paraissent postérieures au ii* siècle.

î. V. ci-après, p. 575 et suiv,

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