Eusèbe, H. E., VII, xviii
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au Christ agit par un reste d'habitude païenne et par une confusion d'idées pardonnable*. Ailleurs*, Ëusèbe repousse comme tout à fait profane le désir d'avoir des portraits de Jésus.
Les arcosolia des tombeaux appelaient quelques peintures. On les fit d'abord purement décoratives, dénuées de toute signification religieuse : vignes, rinceaux de feuillage, vases, fruits, oiseaux. Puis on y mêla des symboles chrétiens; puis on y peignit quelques scènes simples, empruntées à la Bible et auxquelles on trouvait une saveur toute particulière en l'état de persécution où l'on était : Jonas sous son cucurbite ou Daniel dans la fosse aux lions', Noé et sa colombe, Psyché, Moïse tirant l'eau du rocher, Orphée charmant les bêtes avec sa lyre*, et surtout le Bon Pasteur*, où l'on n'avait guère qu'à copier un des types les plus répandus de l'art païen*. Les
4. Eus. H, E., VII, Ch. XVin, 4, . . . JOvuf ouvr«On^ . . . àffapeO^ Xfl&tTwç. Cf. Macarius Magnes, dans Pitre, Spic. Sol., !, p. 332-333.
t. Lettre à Constantia, dans Tédilion de Migne, II, col. 4545 et suiv., ou dans Pitra, Spic. Sol., I, p. 383 et suiv.
3. Comp. Clém. Rom., Epist., 45; Celse dans Orig., VII, 53 (on gardant iwl tyj xoXoxùvrjj, Delarue, p. 73Î, noie; Aube, p. 368, note 4 ); Tertullien, saint Cyprien.