Glém. d'Alex., Pœdëg., Ul, ch. u
9. Miniieius Félix, 37; Glém. d'Alex.^ I. c, p. 409; Terlullion, De spectaculis, entier.
tA6 ORIGINES DU CHRISTIANISME.
cause des nudités qui s'y produisaient. Le christianisme héritait en cela d'un sentiment juif. Ces lieux publics étaient fuis par les juifs, à cause de la circoncision, qui les y exposait à toute sorte de désagréments^. Si les jeux, les concours, qui faisaient pour un jour d'un mortel l'égal des dieux, et dont les inscriptions conservaient le souvenir, tombent tout à fait au iii^ siècle, c'est le christianisme qui en est la cause. Le vide se faisait autour de ces institutions antiques; on les taxait de vanité. On avait raison; mais la vie humaine est finie quand on a trop bien réussi à prouver à l'hontune que tout est vanité.
La sobriété des chrétiens égalait leur modestie. Les prescriptions relatives aux viandes étaient presque toutes supprimées, le principe « tout est pur pour les purs » avait prévalue Beaucoup cependant s'imposaient l'abstinence des choses ayant eu vie *« Les jeûnes étaient fréquents^, et provoquaient chez
4. Les juifs et les premiers chrétiens eurent sans doute leurs bains à part. Irénée, m, m, 4. Puis le bain fut interdit par les rigoristes. Tertullien, De jej., 4, 40, 45. Le moyen âge hérita de la même antipathie. Cf. S. Jér., Epist., p. 757 (Mart.).
%. Tit., I, 45. Cf. SaitU Paul, p. 480-484.