Revue archéol., 1. c
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sabazies phrygiennes n*avait pas disparu, mais était masquée par une teinture de panthéisme et de mysticité, parfois par un scepticisme tranquille à la façon de rEcclésîaste*.
On peut dire que, si le christianisme eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithriaste. Mithra se prétait à toutes les confusions, avec Attîs, avec Adonis, avec Sabazius, avec Afèn *, qui étaient déjà en possession depuis longtemps de faire couler les larmes des femmes. Les soldats aussi affectionnaient ce culte. En rentrant dans leurs foyers, ils le portaient aux provinces frontières, sur le Rhin, sur le Danube. Aussi le mithriacisme résista-t-il plus que les autres cultes au christianisme. Il fallut, pour Tabattre, les coups terribles que lui porta Tempire chrétien. C'est dans les années 376 et 377 qu'on trouve le nombre
4 . Inscription au moins très équivoque du tombeau de Vincenlius (sur le sens de benefac, voir Le Blant, Revue arch., juio 4875, p. 358-362); inscription décidément obscène de M. Aurelius, vif^-vis; à côté, Vénus aversa» Garnacci, /. c; Orelli- Henzen, n^ 604!). Comparez les trouvailles de TEsquilin mentionnées ci -dessus, p. 578, note.
5. Maury, Rel. de la Gr., m, p. 93, 434-43S. La tombe de Yincentius renferme des particularités qui la rapprochent à la fois des superstitions sabaziennes, mithriaques et môme du christianisme. Angélus bonus, bonorum judicio jtuiicaH, Voir
Revue arch., nov. et déc. 4874; janv. 4875.
le plus considérable de monuments élevés par les adorateurs de la Grande Déesse et de Mithra^. Des familles sénatoriales très respectables y restèrent attachées, rebâtirent à leurs frais les antres détruits, et, à force de legs et de fondations, essayèrent de donner l'éternité à un culte frappé de mort * .
Les mystères étaient la forme ordinaire de ces cultes exotiques et la cause principale de leurs succès. L'impression que laissaient les initiations était très profonde, de même que la franc-maçonnerie de nos jours, bien que tout k fait creuse, sert d*aliment à beaucoup d'àmes. C'était une sorte de première communion : un jour, on avait été un être pur, privilégié, présenté au public pieux comme un bienheureux, comme un saint, couronne en tête, cierge à la main. Des spectacles étranges, des apparitions de poupées gigantesques, des alternatives de lumière et de ténèbres, des visions de l'autre vie que l'on croyait