‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 335 sur 364 · Tillemont, Mém., Yll, p. 446-4S · texte numérisé non relu

Tillemont, Mém., Yll, p. 446-4S

cet avènement était inévitable. Atéliton avait raison *. Le christianisme était destiné à être la religion de l'empire romain. L'Occident se montrait encore bien réfractaire; l'Asie Mineure et la Syrie, au contraire, comptaient des masses denses de populations chrétiennes augmentant chaque jour eo importance politique. Le centre de gravité de l'empire se transportait de ce cAté. On sentait déjà qu'un ambitieux aurait la tentalion de s'appuyer sur ces foules, que la mendicité mettait entre les mains de l'Église et que l'Église, à son tour, mettrait dans la main du césar qui lui serait favorable. Le rôle politique de l'évêque ne date pas de Constantin. Dès le m* siècle, l'évêque des grandes villes d'Orient se montre comme un personnage analogue à ce qu'est, de nos jours, 1'^ vêque en Turquie, chez les chrétiens grecs, arméniens, etc. Les dépôts des fidèles, les testaments, ta tutelle des pupilles, tes procès, toula l'administration, en un mot, de la communauté lui sont confiés. C'estunmagistratàcôtédelamagistralure publique*, bénéficiant de toutes les fautes de celle-ci. L'Église,

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