Voir ci-dessus, p. 183 et suiv
I. Notez le lâle exira ordinaire de saiol Babylas i Antioche. Sur Paul de Samosale, voir r.i-apré?, p. 6(8-619. Les leUrea de eur Gallien aux évèqnes soot bien ramarquabiea (Eu»., m, ch. xiu).
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au m^ siècle, est déj& une vaste agence d'intérêts populaires» suppléant & ce que Tempire ne fait pas. On sent qu'un jour, Tempire défaillant, Tévôque héritera de lui. Quand l'État refuse de s'occuper des problèmes sociaux, ceux-ci se résolvent à part, au moyen d'associations qui démolissent l'État.
La gloire de Rome, c'est d'avoir essayé de résoudre le problème de la société humaine sans théocratie, sans dogme sumalurel. Le judaïsme, le christia* nisme, l'islamisme, le bouddhisme sont, au contraire, de grandes institutions embrassant la vie humaine tout entière sous forme de religions révélées. Ces religions sont la société humaine elle-même ; rien n'existe en dehors d'elles. Le triomphe du christianisme fut Tanéantissement de la vie civile pour mille ans. L'Église, c'est la commune si l'on veut, mais sous forme religieuse. Pour être membre de cette conamune-là, il ne suffit pas d'y être né ; il faut professer un dogme métaphysique, et, si votre esprit se refuse à croire ce dogme, tant pis pour vous. L'islamisme ne fit qu'appliquer le même principe. La mosquée, comme la synagogue et l'église, est le centre de toute vie. Le moyen âge, règne du christianisme, de rislamisme et du bouddhisme, est bien l'ère de la théocratie. Le coup de génie de la Renaissance a été de revenir au droit romain, qui est essen-
tiellement le droit laïque, de revenir à la philosophie, à la science, à Part vrai, à la raison, en dehors de toute révélation. Qu'on s'y tienne. Le but suprême de rhumanité est la liberté des individus. Or la théocratie, la révélation ne créeront jamais la liberté. La théocratie fait de l'honmie revêtu du pouvoir un fonctionnaire de Dieui ; la raison fait de lui un mandataire des volontés et des droits de chacun. .