‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 339 sur 364 · Clém. d'Alex., Sirom., IV · texte numérisé non relu

Clém. d'Alex., Sirom., IV

4. Infructuosi in negociis dioimur. Tertullien, ApoL, 43. Cf. >EIius Aristide, 0pp., Il, p. 403, édit. Dindorf.

S« ORIGINES DU CBRI8TIANISHE.

patrie; ils se diviseront sur des hérésies, non sur des questions de nationsJit^.

Voilà ce que vit parfaitement Harc-Aurèle, et ce qui le rendit si peu favorable au christianisme. L'Église lui parut un État dans l'État ' . « Le camp de la piété >, ce nouveau a système de patrie fondé sur le Logos divin* >, n'a rien i, voir avec le camp romain, lequel ne prétend nullement former des sujets pour le ciel. L'Église, en effet, s'avoue une société complète, bien supérieure à la société civile ; le pasteur vaut mieux que le magistrat'. L'Église est la patrie du chrétien, comme la synagogue est la patrie du juif; le chrétien et le juif vivent dans le pays od ils se trouvent comme des étrangers*. A peine même le chrétien a-t-il un père et une mère". Il ne doit rien il l'empire et l'empire lui doit tout; car c'est la présence des fidèles, disséminés dans le monde romain, qui arrête le courroux céleste et sauve l'Étal de sa

t. L'aatenr de l'épttre k Diognéte (voir ci-deasus, p. it6} admet cette déBnitioD. Voir ausai Celse, dans Orig., VIII, vers la fin.

5. ÏSan TTfsTait0aii tùm&ÎM - • . ^tUo ainrjia icarpi^Df x-nvUi Xrjm «uS. Origène. VIll, 73, 75.

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