ConstiL apost., f
6. De Rossi, Inscr, christ,, I, p. 49, n» 62 (amatbix pav- PERORvii ET opbraria); Bu//., 4865, p. 52-53 (laborvm
eOO OBIGINKS DU CHRISTIANISME.
L'ouvrier, gagnant honnêtement sa vie de tous les jours, tel était bien, en effet, le chrétien idéal. L'avarice était pour l'Église primitive le crime suprême *. Or, le plus souvent, l'avarice, c'était la simple épargne *. L'aumône était considérée comme un devoir strict. Le judaïsme en avait déjJi fait un précepte*. Dans les Psaumes et les livres prophétiques, Yébion est l'ami de Dieu, etdonneràrrfftton, c'est donner k Dieu *. Aumône, en hébreu, est synonyme de justice {tedaka). Il fallut limiter l'empressement des gens pieux k sejuslilîer de lasorle; un des préceptes d'Ouscha interdit de donner au pauvre plus du cinquième de son bien*. Le christianisme, qui fut à son origine une société à'ébionim, accepta pleinement l'idée que le riche, s'il ne doonc ,1^ superflu, est un détenteur du bien d' autrui. Dieu
le toute sa création à tous. « Imitez l'égatité de
x); Garrucci, DUiert. arcH., Il, p. <6< (cvulabohona Narcbi, Monum., p. S7 (ahicts patpbkvm]. ICor., V, *0,^^■, vi,(0,e(c.
11 faut envifBger comme une exccpiion le curieux labk-au rèsenle />/ii^«ci})/i., I^> *i- Prov. III, !7-SS; x, 3; xi, i; xxii, 9; sxviii, 27; Dan.,
f; Talm. de Jér., Peah, i, 1 ; Talm. de Bab., Kethoubolh, Josèphe, Contre Apioti, II, 39. Voir suTlOut le Bis de Si- ' le livre dn Tobie, les AcleSi etc. PB. XL, 1, etc.
Talm. de Jdr., Peah, i, i.
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Dieu, et personne ne sera pauvre », lisons-nous dans un texte qui fut quelque temps tenu pour sacré ^ L'église elle-même devenait un établissement de charité. Les agapes et les distributions faites du superflu des offrandes nourrissaient les pauvres, les voyageurs*.
C'était le riche qui^ sur toute la ligne, était sacrifié •. 11 entrait peu de riches dans l'Église, et leur position y était des plus difficiles*. Les pauvres, fiers des promesses évangéliques, les traitaient avec un air qui pouvait sembler arrogant'. Le riche devait se faire pardonner sa fortune, comme une dérogation à l'esprit du christianisme. En droit, le royaume de Dieu lui était fermé *, à moins qu'il ne purifiât sa richesse par l'aumône ou ne l'expiât par le martyre^.
4 . Mt(iki(90iofti MrnraL fttoO, xxl cù^ttc Iotou it^vd;, Cerygma Petn et PauH, Hilg., lY, p. 69, 65.