‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 353 sur 364 · Lactance, Div. inst., V · texte numérisé non relu

Lactance, Div. inst., V

«. De Rossi, BtUl,^ 4866, p. 93, S5 et suiv.; Tert., Ad mx,, Bt8; PhUos.^Ui, 44.

des, certains affranchis épouser des dames nobles, àQsfeminœ clarissimœ.

€omme il est naturel de le supposer, le maître chrétien amenait le plus souvent ses esclaves à la foi, sans y mettre pourtant une indiscrétion qui eût peuplé rÉglise de sujets indignes ^ C'était une bonne action d'aller au marché à esclaves et, en se laissant guider par la grâce, de choisir quelque pauvre corps à vendre pour lui assurer le salut. « Acheter un esclave, c'est gagner une âme » * devint un proverbe courant. Un genre de prosélytisme, plus ordinaire et plus légitime encore, consistait à recueillir les enfants trouvés, qui devenaient alors alumm chrétiens*. Parfois, certaines Églises rachetaient à leurs frais un de leurs membres de condition servilei Cela excitait fort les désirs des malheureux moins favorisés. Les docteurs orthodoxes n'encourageaient pas ces dangereuses prétentions : « Qu'ils continuent de servir pour la gloire de Dieu, afin qu'ils obtien-

4. Voir Tertullien, De idoL, 47; concile d^Elvire, can. 44; Constit. apost., VIIF, 38 (Lagarde, Reliquiœ, p. 87). Notez l'épisode de €arpophore et Calliste, Philos., IX, 42.

î. Constit, apost.j II, 62. £f4pucTtev irptaoOat juà «I»uxw ittpi-fc «oiiôoaaOai. Cf. ibid,, IV, 9.

3. Ce mot est fréquent dans les inscriptions. Le Blant, 1 p. 126, 409-444 ; de Rossi, Bull., 4866, p, 24-25. Cf. TertulHen' ApoL, 9, 42. Notez aussi les noms de Projectus, Projecltcius.

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nenl de Dieu une liberté bien meilleure'. » L'esclave ou plutôt l'alTranchi arrivait aux plus importantes fonctions ecclésiastiques, pourvu que son patron ou son mattre n'y fit pas d'opposition *.

Ce que le christianisme a fondé, c'est l'égalité devant Dieu. Clément d'Alexandrie*, Jean Chrysostome surtout* ne manquent jamais une occasion de consoler l'esclave, de le proclamer frère de l'homme libre et aussi noble que lui, s'il accepte son état et sert pour Dieu, volontiers et de cœur. Dans sa liturgie, l'Église a une prière « pour ceux qui peineat dans l'amer esclavage' ». Déjk le judaïsme avait professé sur le même sujet des maximes relativement humaines'. Il av^t ouvert aussi large que possible la porte des alfranchissements^. L'esclavage entre Hébreux était

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